Alliance Française de Philadelphie Library Catalogue
Hommage discret à Lewis Carroll, l'héroïne traverse réellement le miroir lorsqu'elle se découvre un cancer. Dans le laboratoire du Grand Chimiste ou chez Lady Cobalt, elle converse avec des objets magiques et des personnages extravagants : la Licorne, Cherubino Balbozar, le Grincheux, le docteur H., les Contrôleurs, la Plume, l'Attrape-Lumière... Persécutée par les uns, protégée par les autres, la dame aux turbans se joue des épreuves et devient la Reine Alice. Lydia Flem a l'élégance de parler de choses graves avec tendresse, humour et malice. D'une grande intensité, ce roman invente une langue pour dire le désarroi qui peut nous mordre à certains moments de l'existence : entre rires et larmes. Membre de l'Académie Royale de Belgique, Lydia Flem publie ici son dixième livre. Elle est traduite en une quinzaine de langues.
En 1942, l'Africakorps du général Rommel vient d'investir Tobrouk. À son tour, l'Égypte est menacée par les Nazis qui disposent au Caire d'une "taupe" chargée de les renseigner sur les défenses britanniques. Cet espion allemand, Alex Wolff, caché chez Sonja El-Aram, une danseuse égyptienne devenue sa maîtresse, adresse quotidiennement des messages par radio à Rommel en utilisant un code secret contenu dans un exemplaire de Rebecca, le roman de Daphné du Maurier. Un major du contre-espionnage britannique, décidé à neutraliser définitivement l'espion nazi, se lance à sa recherche en compagnie d'une jeune et belle juive égyptienne. Une formidable course poursuite s'engage. Comme pour son premier roman d'espionnage, L'Arme à l'oeil, Ken Follett s'inspire ici d'un fait divers puisé dans les archives des services secrets britanniques. Il le nourrit de nombreux rebondissements pour mener tambour battant un suspense dans lequel l'amour a aussi sa place. --Claude Mesplède 1942. Rommel a pris Tobrouk et l’Egypte est sur le point de tomber aux mains des nazis. Dans le grouillement du Caire où le destin vacille encore, une lutte à mort s’engage entre un espion allemand qui, à l’abri chez sa maîtresse, une voluptueuse danseuse égyptienne, transmet chaque jour des renseignements à Rommel en utilisant un émetteur radio et un exemplaire de Rebecca de Daphné Du Maurier contenant la clef du code, et un major des services secrets britanniques. Lui a pour aide Elen, une jeune juive égyptienne prête à utiliser sa beauté pour combattre les nazis. Depuis Eric Ambler, immense pionnier du genre, le roman d'espionnage aime les décors d'un Orient mystérieux, toile de fond idéale aux plus sombres complots. Et c'est au coeur d'une Egypte grouillante d'espions nazis, non loin de Tobrouk où s'illustre alors Rommel, que Ken Follett dénoue les fils de cette passionnante intrigue.
Lire Le Grand Meaulnes c'est aller à la découverte d'aventures qui exigent d'incessants retours en arrière, comme si l'aiguillon du bonheur devait toujours se refléter dans le miroir troublant et tremblant de l'enfance scruté par le regard fiévreux de l'adolescence. Le merveilleux de ce roman réside dans un secret mouvement de balancier où le temps courtise son abolition, tandis que s'élève la rumeur d'une fête étrange dont la hantise se fait d'autant plus forte que l'existence s'en éloigne irrévocablement.
En Bretagne, un bibliothécaire décide de recueillir tous les livres refusés par les éditeurs. Ainsi, il reçoit toutes sortes de manuscrits. Parmi ceux-ci, une jeune éditrice découvre ce qu'elle estime être un chef-d'oeuvre, écrit par un certain Henri Pick. Elle part à la recherche de l'écrivain et apprend qu'il est mort deux ans auparavant. Selon sa veuve, il n'a jamais lu un livre ni écrit autre chose que des listes de courses... Aurait-il eu une vie secrète ? Auréolé de ce mystère, le livre de Pick va devenir un grand succès et aura des conséquences étonnantes sur le monde littéraire. Il va également changer le destin de nombreuses personnes, notamment celui de Jean-Michel Rouche, un journaliste obstiné qui doute de la version officielle. Et si toute cette publication n'était qu'une machination ? Récit d'une enquête littéraire pleine de suspense, cette comédie pétillante offre aussi la preuve qu'un roman peut bouleverser l'existence de ses lecteurs. Le Mystère Henri Pick n’est rien de moins qu’une déclaration d’amour à la littérature, à ses auteurs connus comme à ses nombreux anonymes. Comme il sait si bien le faire, David Foenkinos s’empare d’une histoire simple pour la transformer en une formidable enquête bourrée d’humour et de poésie sur le mystère de la création. Le roman dégage l’exaltant parfum des œuvres légères mais profondes qui laissent dans la mémoire de leurs lecteurs des souvenirs impérissables. Lire Le Mystère Henri Pick est un acte salutaire !
Dans cet ouvrage, l'oeuvre de l'auteur est anotée et complétée par : - des questions et bilans au fil du texte - un support pédagogique complet sur l'oeuvre et son auteur - une analyse thématique de l'oeuvre comprenant un parcours philosophique et un index des principaux thèmes - des questions sur la compréhension et les enjeux philosophiques du texte - des lexiques, glossaires et compléments bibliographiques.
C'est une voix qui s'approche et nous frôle dans la nuit. Surgie en 612 ou 608 avant notre ère, elle a choisi de tout dire, de tout oser. C'est la première fois qu'une femme s'installe ainsi dans ces jardins et ces bocages sacrés qui constituent le coeur même de la civilisation éolienne pour chanter inlassablement les plaisirs de l'amour.
Littérature Française - On dit souvent qu'il existe des hommes à femmes, on peut considérer qu'Hector est un homme à objets. Bien loin de comparer la femme à l'objet, nous notons toutefois d'évidentes similitudes, et les angoisses de notre héros pourront se refléter dans les angoisses des infidèles, et de tous les hommes transpercés par la rareté féminine. Après avoir collectionné, entre autres, les piques apéritif, les badges de campagne électorale, les peintures de bateaux à quai, les pieds de lapin, les cloches en savon, les bruits à cinq heures du matin, les dictons croates, les boules de rampe d'escalier, les premières pages de roman, les étiquettes de melon, les oeufs d'oiseaux, les moments avec toi, les cordes de pendu, Hector est tombé amoureux et s'est marié. Alors, il s'est mis à collectionner sa femme. David Foenkinos est écrivain et scénariste. Le potentiel érotique de ma femme, son troisième roman, a été récompensé par le prix Roger-Nimier 2004.
A Venise, alors envahie par les troupes napoléoniennes, Johannes Karelsky, violoniste au talent reconnu dès l'enfance, enrôlé dans l'armée française et blessé au combat, trouve domicile chez un mystérieux luthier. Très vite, leur complicité se changera en une amitié que la simple évocation d'une voix de femme, dont on ne sait au juste où elle les entraînera, scellera jusque dans la mort. Le violon noir, douleur et chef-d'œuvre du luthier, est-il en fin de compte l'instrument de leur perte ou de leur rédemption ? Où il est question d'enfant prodige, de Venise, d'Opéra, de guerres napoléoniennes, de violon hanté et de divas sublimes. En quelques courts chapitres, d'une pureté et d'une cruauté cristallines, Fermine conte une envoûtante histoire de musique, de solitude et d'amour fou, qui happe et fascine par sa mélancolie et sa passion d'être, sa noirceur et sa luminosité.
Préface, notes et dossiers par Jacques Neefs Une jeune femme romanesque qui s'était construit un monde romantiquement rêvé tente d'échapper - dans un vertige grandissant - à l'ennui de sa province, la médiocrité de son mariage et la platitude de sa vie. Mais quand Flaubert publie Madame Bovary, en 1857, toute la nouveauté du roman réside dans le contraste entre un art si hautement accompli et la peinture d'un univers si ordinaire. L'écriture transfigure la vie, mais s'y adapte si étroitement qu'elle la fait naître sous nos yeux. « Ce n'était plus du roman comme l'avaient fait les plus grands », dira Maupassant : « C'était la vie elle-même apparue. On eût dit que les personnages se dressaient sous les yeux en tournant les pages, que les paysages se déroulaient avec leurs tristesses et leur gaieté, leurs odeurs, leur charme, que les objets aussi surgissaient devant le lecteur à mesure que les évoquait une puissance invisible, cachée on ne sait où. » Charles fut surpris de la blancheur de ses ongles. Ils étaient brillants, fins du bout, plus nettoyés que les ivoires de Dieppe, et taillés en amande. Sa main pourtant n'était pas belle, point assez pâle, peut-être, et un peu sèche aux phalanges ; elle était trop longue aussi, et sans molles inflexions de lignes sur les contours.
Notre société nous incite à penser la « réussite » sur le mode du rêve éveillé. Rêves de possession : « On dirait qu’on aurait gagné à la loterie… » Rêves de séduction : nous voici – enfin – dotés de qualités sublimes, virtuoses d’un instrument dont nous n’avions jusqu’alors tiré que des sons crispants, champions d’un sport qui commençait à nous décourager, dotés à l’égard des autres de vertus insoupçonnées… Pour répondre à la question de la « vie bonne », les sagesses anciennes invitaient les hommes à régler leur vie sur des principes transcendants. Elles voyaient, par exemple, en l’harmonie de la nature ou la splendeur du divin, des modèles à imiter. Longtemps encore après la « mort de Dieu », l’humanité a éprouvé le besoin de sacraliser des idéaux – la patrie, la révolution – pour donner un sens à l’existence. Ces objectifs s’estompent. Ce livre évoque les grandes réponses que nos prédécesseurs avaient apportées, les vies idéales qu’ils avaient imaginées. Il montre ce qu’elles avaient de beau, de puissant et ce qu’elles pourraient nous apporter encore. Mais, au-delà de ce récit, il propose une réponse nouvelle à cette antique interrogation. Il se peut bien, en effet, que notre monde laïque soit moins hostile aux transcendances qu’on ne le dit ; que nous inaugurions, sans bien y prêter attention, l’époque du réenchantement du monde.
"À un moment de ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans. C'est passé. Affaire classée, alors ? Il faut qu'elle ne le soit pas tout à fait pour que, vingt ans plus tard, j'aie éprouvé le besoin d'y revenir. Ces chemins du Nouveau Testament que j'ai autrefois parcourus en croyant, je les parcours aujourd'hui - en romancier ? en historien ? Disons en enquêteur."
"L'année commença par un déjeuner. À midi et demi, le petit restaurant était complet. On pouvait admirer là quelques sérieux convives: des familles entières avec cet embonpoint qu'on acquiert à passer tous les jours deux à trois heures à table, les yeux sur l'assiette et les conversations remises à plus tard. Le patron du restaurant, un homme qui, malgré sa corpulence, avait poussé à la perfection l'art de virevolter dans son établissement, avait revêtu une tenue de circonstance: veste de smoking en velours et nœud papillon. Sa moustache pommadée frémissait d'enthousiasme tandis qu'il récitait le menu comme on entonne une rhapsodie: c'était une aria gastronomique qu'il attaquait à chaque table en se baisant le bout des doigts avec un tel entrain qu'il devait en avoir les lèvres gercées. Pendant le déjeuner, ma femme et moi songions à de précédents jour de l'an, passés sous les nuages impénétrables du ciel anglais. On avait du mal à associer au 1er janvier l'éclatant soleil et le ciel d'un bleu indigo. Tout le monde pourtant nous le répétait: c'était absolument normal. Après tout, nous étions en Provence..." Un publicitaire britannique décide de fuir New York et Londres pour s'installer dans un petit village du Luberon. C'est l'histoire de Peter Mayle longtemps touriste amoureux de la Provence et converti depuis en résidant avec sa famille. Ce livre, entre la chronique et le roman, décrit la vie quotidienne et très pittoresque dans les villages de Ménerbe ou de Bonnieux. Il y dresse de malicieux portraits de ses voisins et de leurs curieuses moeurs, il relate ses difficultés d'adaptation avec toujours sous-jacent la passion de l'auteur pour la région et son doux mode de vie. Used Book in Good Condition
Jacques Rainier, cinquante-neuf ans, industriel, est aux prises avec des difficultés en affaires au moment où sa liaison avec une jeune Brésilienne le rend très heureux. À la suite des confidences angoissées d'un ami obsédé par le mythe de la virilité, la peur du déclin sexuel s'insinue en lui, l'envahit, le détruit, ne le quitte plus.En osant s'attaquer à un sujet tabou, Gary a soulevé un débat passionné, qui a connu un grand retentissement. Mais son livre cru et dur, dominé par un humour amer, reste aussi un roman d'amour plein de tendresse.
"C'était un chien gris avec une verrue comme un grain de beauté sur le côté droit du museau et du poil roussi autour de la truffe qui le faisait ressembler au fumeur invétéré sur l'enseigne du Chien-qui-fume, un bar-tabac à Nice, non loin du lycée de mon enfance.Il m'observait, la tête légèrement penchée de côté, d'un regard intense et fixe, ce regard des chiens de fourrière qui vous guettent au passage avec un espoir angoissé et insupportable.Il entra dans mon existence le 17 février 1968 à Beverly Hills, où je venais de rejoindre ma femme Jean Seberg, pendant le tournage d'un film."
Crainquebille Anatole France a été l'un des écrivains français les plus lus à l'étranger. Les récits qui composent Crainquebille ont été rassemblés par l'auteur en 1903 et sont toujours d'actualité. Sous forme de contes satiriques à la manière de Voltaire, l'écrivain se plaît à dénoncer les bêtise de l'ordre social et la stupidité notoire de certains de ses représentants. Son personnage de Crainquebille, marchand ambulant victime d'un policier obtus, est devenu proverbial. TEXTE INTEGRAL 157 pages
Marques d'usage sur la couverture, intérieur frais. La vente de cet article permet de financer la plantation d'arbres en France :) Envoi soigné
Les mots, les couleurs, la lumière, les sons, la pierre, le bois, le bronze appartiennent à l'artiste vivant. Ils appartiennent à qui veut les utiliser. Pillez le Louvre ! A bas l'originalité, le moi servile et stérile qui emprisonne autant qu'il crée. Vive le vol, pur, éhonté, total. Nous ne sommes pas responsables. Volez tout ce qui se présente. William Burroughs
Il y a les bouches noires des fusils qui jettent des regards de mort au colonel Aurelanio Buendia et il y a la mémoire du militaire qui, devant sa fin proche, s'élance comme un disque solaire... Il revoit son village, le Macondo, perdu dans des territoires oubliés de l'Amérique du Sud, l'histoire fabuleuse de sa famille traversant, comme une dynastie royale, les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence.. Au travers de l'histoire de ce village et de ses créateurs, Gabriel Garcia Marquez nous conte, avec cette magie des mots qui donne à son livre un reflet d'éternité, les peines, les joies, les espoirs et les craintes d'une famille qui tente par tous les moyens de conjurer la malédiction qui pèse sur les siens : cent ans de solitude. Avec ce roman majeur, véritable pièce maîtresse d'une littérature qui s'affirme, Gabriel Garcia Marquez pose les jalons qui soutiendront dans son développement le roman hispano-américain. Pour cette raison et pour le bonheur de lecture que procure Cent ans de solitude, plaisir jubilatoire du lecteur aux prises avec le génie, l'oeuvre de l'écrivain colombien est monumentale. --Hector Chavez À Macondo, petit village isolé d'Amérique du Sud, l'illustre famille Buendia est condamnée à cent ans de solitude par la prophétie du gitan Melquiades… Dans un tourbillon de révolutions, de guerres civiles, de fléaux et de destructions, elle vit une épopée mythique, à la saveur inoubliable, qui traverse les trois âges de la vie : naissance, vie et décadence… Ce roman époustouflant est un chef-d'œuvre du XXe siècle.Né en 1928 en Colombie, Gabriel García Marquez a obtenu le prix Nobel de littérature en 1982. « Cent ans de solitude est un chef-d'œuvre et certainement l'un des meilleurs romans latino-américains à ce jour. »TimesTraduit de l'espagnol (Colombie) par Claude et Carmen DurandPrix Nobel de littérature Gabriel García Márquez est né en 1928 à Aracataca en Colombie et il est décédé en 2014. Formé au journalisme qu'il a toujours exercé avec passion, son œuvre romanesque et ses nouvelles ont fait de la Colombie caribéenne un mythe littéraire universel. Il a reçu le prix Nobel de littérature en 1982. Une épopée vaste et multiple, un mythe haut en couleur plein de rêve et de réel. Histoire à la fois minutieuse et délirante d'une dynastie : la fondation , par l'ancêtre, d'un village sud-américain isolé du reste du monde ; les grandes heures marquées parla magie et l'alchimie, ; la décadence ; le déluge et la mort des animaux. Ce roman proliférant, merveilleux et doré comme une enluminure, est à sa façon un Quichotte sud-américain : même sens de la parodie, même rage d'écrire, même fête cyclique des soleils et des mots. Cents ans de solitude, compte parmi les chefs-d'ouvre de la littérature mondiale du XXe siècle. L'auteur a obtenu le prix Nobel de littérature en 1982.
«La cachette fut terminée aux premières lueurs de l'aube. C'était une aube mauvaise de septembre, mouillée de pluie ; les pins flottaient dans le brouillard, le regard n'arrivait pas jusqu'au ciel. Depuis un mois, ils travaillaient secrètement la nuit : les Allemands ne s'aventuraient guère hors des routes après le crépuscule, mais, de jour, leurs patrouilles exploraient souvent la forêt, à la recherche des rares partisans que la faim ou le désespoir n'avaient pas encore forcés à abandonner la lutte. Le trou avait trois mètres de profondeur, quatre de largeur...» Used Book in Good Condition
Dans une petite ville imaginaire de province, Faber, intelligence tourmentée par le refus de toute limite, ange déchu, incarne de façon troublante les rêves perdus d'une génération qui a eu vingt ans dans les années 2000, tentée en temps de crise par le démon de la radicalité. "Nous étions des enfants de la classe moyenne d'un pays moyen d'Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée. Nous n'étions ni pauvres ni riches, nous ne regrettions pas l'aristocratie, nous ne rêvions d'aucune utopie et la démocratie nous était devenue égale. Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chansons - par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d'attendre une vie différente. Mais pour gagner de quoi vivre comme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu'il ne serait jamais question que de prendre la file et de travailler". Philosophe et romancier né en 1981, Tristan Garcia a reçu le prix de Flore pour son premier roman, La meilleure part des hommes (2008). Son dernier roman, Les cordelettes de Browser, a paru en 2012 aux Editions Denoël.
Le roi a envoyé Hercule aux Enfers. Personne n'en est jamais revenu. Et Hercule rencontre Cerbère un terrible chien à trois têtes. Va-t-il réussir à le vaincre ?
" Je sais parfaitement que la plupart des jeunes femmes aujourd'hui refuseraient de vivre en appartement avec un python de deux mètres vingt qui n'aime rien tant que de s'enrouler affectueusement autour de vous, des pieds à la tête. Mais il se trouve que Mlle Dreyfus est une Noire de la Guyane française, comme son nom l'indique. J'ai lu tout ce qu'on peut lire sur la Guyane quand on est amoureux et j'ai appris qu'il y a cinquante-deux familles noires qui ont adopté ce nom, à cause de la gloire nationale et dur racisme aux armées en 1905. Comme ça, personne n'ose les toucher. " Couverture différente La vente de ce livre permet de financer la plantation d'arbres en France :)
C'est d'abord pour elle seule qu'Anne Franck entreprend l'écriture de son journal le 12 juin 1942. Mais au printemps 1944, le gouvernement néerlandais décide de rassembler, dès la fin de la guerre, tout écrit relatant les souffrances du peuple occupé. Du haut de ses treize ans, Anne Franck s'adresse alors à la postérité. Au fil d'un récit alerte et chaleureux, elle décrit à sa "chère Kitty" imaginaire sa pénible vie clandestine. Car Anne et les siens vivent cachés dans "l'annexe" des bureaux paternels. L'occasion pour la jeune fille d'observer et de consigner dans son précieux cahier les comportements de chacun, d'analyser avec une maturité étonnante les tensions psychologiques dont vibre le quotidien. Elle y confie aussi sa peur, ses rêves et ses ambitions, ainsi que ses premières amours et ses réflexions sur la religion. Ce Journal demeure l'un des témoignages les plus émouvants sur la Seconde Guerre mondiale. La mort d'Anne Franck en déportation nous laisse au coeur une plaie vive : le souvenir, rendu plus présent et plus insupportable encore, par cette lecture, du génocide des Juifs. --Laure Anciel Anne Frank est née le 12 juin 1929 à Francfort. Sa famille a émigréaux Pays-Bas en 1933. À Amsterdam, elle connaît une enfance heureuse jusqu’en 1942, malgré la guerre. Le 6 juillet 1942, les Frank s’installent clandestinement dans «l’Annexe» de l’immeuble du 263, Prinsengracht. Le 4 août 1944, ils sont arrêtés sur dénonciation. Déportée à Auschwitz, puis à Bergen-Belsen, Anne meurt du typhus en février ou mars 1945, peu après sa sœur Margot. La jeune fille a tenu son journal du 12 juin 1942 au 1er août 1944, et son témoignage, connu dans le monde entier, reste l’un des plus émouvants sur la vie quotidienne d’une famille juive sous le joug nazi. Cette édition comporte des pages inédites.
«- Je vous préviens que ça ne se passera pas comme ça. Il est exact que je viens d'avoir quatre-vingt-cinq ans. Mais de là à me croire nul et non avenu, il y a un pas que je ne vous permets pas de franchir. Il y a une chose que je tiens à vous dire. Je tiens à vous dire, mes jeunes amis, que je n'ai pas échappé aux nazis pendant quatre ans, à la Gestapo, à la déportation, aux rafles pour le Vél'd'Hiv', aux chambres à gaz et à l'extermination pour me laisser faire par une quelconque mort dite naturelle de troisième ordre, sous de miteux prétextes physiologiques. Les meilleurs ne sont pas parvenus à m'avoir, alors vous pensez qu'on ne m'aura pas par la routine. Je n'ai pas échappé à l'holocauste pour rien, mes petits amis. J'ai l'intention de vivre vieux, qu'on se le tienne pour dit !» Used Book in Good Condition
La côte caraïbe, humide et putrescente, est le lieu clos des sept nouvelles de ce recueil du grand romancier colombien Gabriel Garcia Marquez, prix Nobel de littérature en 1982. Réservoir de fantasmes et de craintes, espace de mémoires et de fables, un bourg misérable coincé entre la mer, marécageuse, dévoreuse de dunes, grouillante de crabes omniprésents, et l'infranchissable Cordillère, voit s'agiter d'ineffables pantins et de mythiques créatures : le miracle s'inscrit au bas de chaque page et l'humour sauve ce monde abandonné des dieux où l'impitoyable grand-mère prostitue la jeune Erendira pour satisfaire son intense appétit de lucre. Même la mort ne saurait endiguer le flot des légendes : la parole parcourt, souveraine, fascinante, l'éternité du récit. ...Sept nouvelles écrites entre 1961 et 1972, ce second recueil de Garcia Marquez ne quitte Macondo que pour un autre village imaginaire et putride surveillé par la Cordillère et la mer peuplée de légendes... Alors les flots vomissent {le Noyé le plus beau du monde }dont les muscles helléniques font rêver les femmes... Un insomniaque découvre dans {la Mer du temps perdu }des cavaliers qui tournent autour d'un kiosque à musique...
Suivi de La mort d'Ivan Illitch présenté par Jacques Chardonne
suivi de Salle 6, La dame au petit chien, L'évêque
" Je suis le fils d'un salopard qui m'aimait. Mon père était un marchand de meubles qui récupéra les biens des Juifs déportés. Mot par mot, il m'a fallu démonter cette grande duperie que fut mon éducation. À vingt-huit ans, j'ai connu une première crise de délire, puis d'autres. Je fais des séjours réguliers en hôpital psychiatrique. Pas sûr que tout cela ait un rapport, mais l'enfance et la folie sont à mes trousses. Longtemps je n'ai été qu'une somme de questions. Aujourd'hui, j'ai soixante-trois ans, je ne suis pas un sage, je ne suis pas guéri, je suis peintre. Et je crois pouvoir transmettre ce que j'ai compris. " Jean-Jacques Rousseau avait posé le problème des limites de l'autobiographie. Le peintre Gérard Garouste les repousse dans ces confessions bouleversantes en explorant sans détour son art, sa folie et l'antisémitisme de son père, marchand de biens de juifs déportés. Dérangeant. Une vie qui raconte la guerre, l'antisémitisme, les secrets de famille, l'art, Dieu, la folie et l'amour. La première autobiographie de Gérard Garouste.
Sous la plage l'enfer ! Trois jeunes routards partent à la recherche d'une plage idyllique nichée dans un archipel de la côte thaïlandaise. Là, une communauté New Age s'est installée dans une organisation sociale rigoriste. Pêche, jardinage, bricolage et contemplation. Chacun a sa place, pas de fantaisies et rupture totale avec le monde extérieur. Mais aux premières incursions du réel, la communauté se fissure, la jalousie et les rancoeurs s'exacerbent jusqu'à l'implosion sanglante du système. Alex Garland, croisement mutant des générations 2000 et 68, a dû naître au beau milieu des gaz lacrymogènes ou des bombes au napalm. Les personnages de son roman empruntent trente ans plus tard les routes prises par les vénérables hippies. Pétards toujours, héroïne en moins et Game Boy en plus dans le sac à dos. Mais là s'arrêtent les ressemblances. Même si les soixante-huitards criaient "Paix au Vietnam" et que Richard, le héros de La Plage, est un fondu d'Apocalypse Now. Garland modèle en effet son récit comme un parcours initiatique façon Play Station, avec la guerre du Vietnam en toile de fond et des volutes d'herbe au-dessus des cadavres. Le parallèle est saisissant et fait froid dans le dos, comme lorsque Richard évoque quasi admiratif "un raid Zippo". C'est simple, speed et efficace comme une superproduction avec Leonardo DiCaprio dans le rôle principal. La Plage est un livre génération Matrix, terrible et fascinant. Game Over. --Stellio Paris Richard est un routard d'aujourd'hui, en quête de solitude et de sensations fortes, fasciné par l'Asie. A Bangkok, dans une guesthouse minable, il entend parler d'une île interdite aux touristes, bordée par une plage paradisiaque où l'on peut vivre de riz, de poisson et de marijuana. Parvenu en ce lieu mystérieux en compagnie d'un couple de Français, il s'assimile aisément à la petite communauté " baba cool " qui y mène une existence rêveuse de soleil, de couleurs et de drogue. Mais ce bonheur est trompeur et le groupe va se trouver peu à peu confronté à l'horreur et à la violence. Ce premier roman d'un jeune écrivain anglais a été salué comme le portrait magistral d'une génération. Cette chronique d'un cauchemar annoncé se dévore comme un véritable thriller sous les tropiques. Bernard Géniès, Le Nouvel Observateur
À l'aube de la vie, le narrateur se fait une promesse : ces années qui l'attendent, il les déposera aux pieds de sa mère pour réparer toutes les souffrances qu'elle a endurées. Il tâchera de combler tous ses désirs et de compenser par la gloire les humiliations que cette Russe immigrée, seule et sans un sou, a dû subir pour pouvoir déposer avec fierté, tous les jours, le bifteck du déjeuner dans l'assiette de son fils unique et adoré, ne se réservant que le gras de la cuisson. Avec admiration, humour et lucidité, ce fils fait le récit de leur parcours de la Pologne à la France. Ce roman autobiographique, qui s'appuie sur un langage poétique d'une grande pudeur, est un élan prolongé d'amour, et peut-être de rancoeur d'avoir été trop aimé. De la carrière militaire et diplomatique de Gary à sa réussite littéraire en passant par ses rapports humains, tout est vu à la lumière de l'amour de cette mère au caractère entier, émouvant, mais également envahissante et insupportable. Au seuil de sa vie, le narrateur aura donc respecté son serment ; mais la vie, elle, n'aura pas tenu parole, ne comblant jamais le vide que l'absence de cette mère formidable aura laissé dans la poitrine du héros. --Sana Tang-Léopold "- Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D'Annunzio, Ambassadeur de France - tous ces voyous ne savent pas qui tu es !Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j'entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : - Alors, tu as honte de ta vieille mère ?"
Simon fait chaque nuit le même rêve dont une femme énigmatique lui livre la clef : il est la réincarnation de l'oncle de Milarepa, le célèbre ermite tibétain du XIe siècle, qui vouait à son neveu une haine inexpiable. Pour sortir du cycle des renaissances, Simon doit raconter l'histoire des deux hommes, s'identifiant à eux au point de mêler leur identité à la sienne. Mais où commence le rêve, où finit le réel ? Eric-Emmanuel Schmitt, dans cette pièce monologue qui est aussi un conte dans l'esprit du bouddhisme tibétain, poursuit son questionnement philosophique : la réalité existe-t-elle en dehors de la perception qu'on en a ?
Avec lexique anglais
Un jour, vous ne trouvez plus sa main, ses doigts. En moto, quand vous conduisez, elle ne vous serre plus la taille comme avant. Son rire et ses sourires ne vous sont plus réservés ni même destinés. Vous aimeriez comprendre, vous devriez attendre. Mais vous ne pouvez pas, vous posez trop de questions auxquelles elle préférerait ne pas répondre. Elle y répond pourtant. Mais si, elle vous aime. Seulement elle a besoin d'une autre vie, mais sans vous. Elle vous rassure. Ce ne sera jamais complètement sans vous, puisqu'il y a les enfants. Vous en parlez à vos amis, vous apprenez qu'ils ont tous vécu le même genre d'histoire, que certains s'en sont sortis, d'autres pas. Vous essayez la colère, la patience, la dérision. Ca ne marche pas. Vous découvrez des nuits plus blanches, vous suivez des chemins improbables et puis vous choisissez d'écrire. Avec vos impudeurs d'enfant mais votre pudeur d'homme. Ecrire pour respirer. Ecrire le roman de tous ceux et celles de votre génération, que seule une vraie rupture est sans doute capable de faire enfin grandir. La Séparation a obtenu le prix Renaudot 1991. Un homme, une femme, l'approche insidieuse d'une rupture. Le narrateur note les petits riens, la tendresse qui s'émousse, le désir de liberté qui s'affirme, les silences plus lourds que le plomb, qui annoncent l'amour défait. Elle est tombée amoureuse d'un autre, mais le vrai coupable s'appelle le temps qui passe, et la séparation devient une issue autant fatale que désirée... Dan Franck est l'auteur d'une quinzaine de romans. Il est également scénariste pour le cinéma et la télévision, et a reçu le prix du meilleur scénario de film de télévision au FIPA 2002 pour Jean Moulin. Sont également parus en Points : Les Calendes grecques, Apolline, La Dame du soir, Les Adieux, Le Cimetière des fous, Une jeune fille, et Nu couché. " Toutes les séparations ressemblent à celle que Dan Franck décrit avec une précision d'entomologiste. " Télérama Prix Renaudot 1991
RomanTout commence le jour où Sophie Amundsen, une jeune fille de quinze ans, trouve dans sa boîte une lettre qui lui est adressée, et sur laquelle n'est inscrite qu'une seule phrase : "Qui es-tu ?". Une seconde enveloppe lui parvient, et à l'intérieur un nouveau petit mot : "d'où vient le monde ?". L'expéditeur de ces lettres reste un mystère, mais les questions posées intriguent Sophie. C'est le début d'une étrange correspondance qui va plonger la jeune fille en quête de réponses dans une longue visite des principales figures de la philosophie...Ce roman initiatique a conquis des millions de lecteurs à travers le monde. Sans doute parce que Le monde de Sophie ne donne pas de réponses pré-fabriquées mais parce qu'il pose des questions, de vraies questions.
Isaro, enfant adoptée et belle comme le jour, voit son insouciance se fêler lorsque les nouvelles de son pays d'origine brisent la routine dans laquelle elle s'est enfermée. Niko, jeune homme au corps aussi harmonieux que sa dentition est monstrueuse, vit reclus dans une grotte depuis la fin des massacres qui ont ravagé son pays. L'une voudrait comprendre ce que l'autre souhaiterait seulement oublier… Ces deux personnages fragiles font vibrer ce magnifique premier roman, confrontés chacun à des questions que le sort semble avoir forgées pour qu'elles n'aient jamais de réponse. « Un ouvrage hors norme : une folie littéraire pour mieux interroger. » André Rollin, "Le Canard enchaîné"
"Rimes, échos, pastiches, hommages, simagrées, circonlocutions, reflets ; ces textes mendient un peu de sens, ils ne font que singer une manière. Ils disent combien nos désirs sont mimétiques." Ce sont des poèmes. Ce sont des études. Il n'y a pas là de contradiction. Les artistes, tous les artistes, qu'ils soient ou non écrivains, reconnaissent des influences et même, parfois, les recherchent. Avec Le Singe mendiant, Jean Frémon a voulu rendre hommage à ceux envers qui il se sent redevable. Sculpteurs, peintres, écrivains, leurs rayons, ici réfractés, ne sont pas nécessairement reconnaissables ; ils sont le point de départ, références, prétextes ou arrière-plan : Ainsi de Albiach, Brown, Calder, des Forêts, Handke, Jabès, Meurice, Proust, P. Rotterdam, Bram Van Velde, Tàpies, Voss, Titus-Carmel, Jabès, Dupin, Noël, Musil, Leiris, Royet-Journoud.
Régine Détambel, der ved siden af sin virksomhed som forfatter underviser på en forfatterskole ved Montpellier har her lavet en familiefotoalbum uden fotos. De ultrakorte beskrivelser hjælper hende til at definere sig selv.