Alliance Française de Philadelphie Library Catalogue
La journée du mardi se passa bien. La nuit, maman fit des cauchemars. " On me met dans une boîte ", disait-elle à la sœur. " Je suis là, mais je suis dans la boîte. Je suis moi et ce n'est plus moi. Des hommes emportent la boîte ! " Elle se débattait : " Ne les laisse pas m'emporter ! " Longtemps Poupette a gardé la main posée sur son front : " Je te promets. Il ne te mettront pas dans la boîte. " Elle a réclamé un supplément d'Equanil. Sauvée enfin de ses visions, maman l'a interrogée : " Mais qu'est-ce que ça veut dire, cette boîte, ces hommes ? - Ce sont des souvenirs de ton opération ; des infirmiers t'emportent sur un brancard. " Maman s'est endormie. " Peut-être Simone de Beauvoir a-t-elle donné d'elle-même, dans ces cent soixante petites pages, sinon le meilleur d'elle-même, au moins le plus secret. " (Pierre-Henri Simon, de l'Académie française, Le Monde.) " Simone de Beauvoir, dont nous connaissons la sincérité et le courage, nous révèle une sensibilité et une tendresse bouleversantes. " (Emile Pradel, l'Ecole libératrice.) R150221788. UNE MORT TRES DOUCE. 03-1965. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 163 pages- couverture contrepliée- 1 annotation à l'encre en page de titre. . . . Classification Dewey : 904-Recueils de récits d'événements
Huit récits tout en finesse, en demi-teintes subtiles, chaudes et tendres, qui suivent la courbe des gestes, le rythme des monologues intérieurs... Promenades, rencontres mélancoliques, bonheurs fugitifs ou impossibles ou rêvés seulement. Puis le ton se fait plus ironique, le sourire plus amer, la scène se précise, monde de tous les jours où les amours des jeunes filles sont contrariées, où les projets sont toujours remis, où pointent la fatigue, la solitude, la déception des femmes, l'ennui des hommes, la pesanteur extrême de la bureaucratie, de la hiérarchie au travail, l'agressivité feutrée de la vie conjugale, l'isolement et aussi l'envie d'aller « au bout du monde », de soulever ce poids. Là-bas ? Ici ? Ces scènes de la vie quotidienne dans l'Union soviétique des années 1970 sont étrangement proches. Elles viennent témoigner du désir ardent de vivre une autre vie.
Une si longue lettre est une œuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes. Au cœur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage. Elle y évoque leurs souvenirs heureux d'étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l'absence de droits des femmes. Et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d'amour. La Sénégalaise Mariama Bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société. Les confidences d'une veuve sénégalaise à sa meilleure amie. Entre résignation et volonté de changer la vie, tableau intime de la condition féminine en Afrique par une romancière qui en deux livres s'est imposée comme une voix majeure de la littérature africaine. L'auteur fait parler une femme du Sénégal, Ramatoulaye Fall qui écrit à une amie de jeunesse, Aïssatou Ba. A travers le quotidien qu'elle lui conte, c'est toute l'existence des femmes africaines qui se trouve dévoilée.
Thomas Becket, fidèle conseiller et ami du roi d'Angleterre, est brillant, jeune et intelligent. Il partage tous les plaisirs de Henry II qui l'admire et combat à ses côtés l'influence rivale de l'épiscopat. Jusqu'au jour où l'archevêque de Cantorbéry meurt. Le roi exige de Thomas, son homme de confiance, qu'il prenne sa place, persuadé de protéger ainsi ses intérêts en ralliant le clergé à sa cause. Mais Becket est un homme de devoir. Il prend sa charge très à coeur et s'interdit toute compromission, pour l'honneur de Dieu. De conflit en conflit, le roi se retrouve contraint de faire assassiner son meilleur ami. Une amitié dévorante face aux exigences du pouvoir et au sens de l'honneur. Age de lecture : à partir de 7 ans. " L'amitié est une belle chose. " Le Roi, soudain humain: C'est une bête familière, vivante et tendre. Elle semble n'avoir que deux yeux toujours posés sur vous et qui vous réchauffent. On ne voit pas ses dents. Mais c'est une bête qui a une particularité curieuse, c'est quand elle est morte qu'elle mord. Gilbert Folliot, prudent: L'amitié du roi pour Thomas Becket est morte, Altesse ? Le Roi: Soudainement, Evêque. Une sorte d'arrêt du cœur. Une amitié dévorante face aux exigences du pouvoir et au sens de l'honneur.
Combien d'hommes sur cette Terre ont imaginé leurs derniers instants et tenté de réciter la phrase marquante qui les fera entrer dans l'histoire. "J'étais né en perdant ma mère et mon grand-père", dit Moe. Le grand-père de Moe Insanguine n'avait rien imaginé et pourtant, les trois lettres qu'il prononce au moment de mourir vont verrouiller les destins, remplir des espaces vides et en créer d'autres : le père de Moe tout d'abord, Otello, qui veut connaître le lieu où son père a caché sa passion coupable, Judith, et qui devra se satisfaire de ces trois lettres ridicules pour toute réponse. Et puis Moe lui-même, qui vient de naître et dont la mère meurt en couches, qui écope d'un prénom original. Commence alors pour lui une vie dure, violente, faite de combats et de solitude. Otello, pour oublier le dernier silence de son père et sa passion perdue, s'adonne à la boisson et passe le temps en pourchassant son fils. Le jeune Moe ne compte plus le nombre de fractures, blessures, écorchures que lui assénera son père. Perdu dans ce monde sans issue, il rencontre Paolo Luciano Durante, musicien, professeur, qui va lui ouvrir les portes de la musique et du monde. L'imagination de Yann Apperry est d'autant plus remarquable qu'elle s'associe, avec une harmonie presque parfaite, aux envolées flamboyantes de son style. Diabolus in musica est une fresque peuplée de personnages fous de malheur, de musiques ou d'amour, une histoire de vie et de mort chantée dans une langue que l'on imagine couchée sur une partition. Ce livre vous laissera un petit air qui risque de trotter longtemps dans votre tête. --Hector Chavez Moe Insanguine, le narrateur et héros de "Diabolus in musica", troisième roman du jeune Yann Apperry (28 ans), est un curieux personnage. Assassin involontaire de sa mère, fils d'Othello, réfugié dans l'alcool, amoureux d'Anna Lisa, échappée d'un hôpital psychiatrique, il raconte sa vie chaotique et la quête incessante qui l'anime. Car Moe est obsédé par le rythme lancinant du métronome et les trois notes qui sont la clef de "l'oeuvre" qu'il porte en lui. Trois notes de musique en écho aux trois lettres de son nom ... Apperry est un écrivain peut-être encore un peu trop dense (c'est péché de jeunesse que de vouloir tout dire), mais dont les fulgurances littéraires sont d'une infinie richesse et d'une réjouissante complexité. Sensuel, parfois drôle, enlevé, volontiers baroque, "Diabolus in musica" est à la fois un hommage à la musique, au silence, et une revisitation créatrice du passé. "Tout souvenir n'est jamais qu'un ensemble de variations sur une mélodie perdue", nous dit Moe. Prix Médicis « Je ne suis pas en mesure de dire combien de ces jours affreux s'écoulèrent où le métronome battait en brèche mon âme vide comme l'éternel mendiant que je voyais, matin et soir, battre la semelle sur les quais. Quant aux nuits, elles ne donnaient pas cher de ma peau. Mes rêves étaient comme des étaux. Je ne pouvais m'en échapper qu'en me réveillant, parfois dans un cri. » Composer cet air qui l'obsède est le but que Moe Insanguine poursuit depuis qu'il a découvert, enfant, le Diabolus in musica, cet intervalle rebelle, qui, du Moyen Age à l'ère du jazz, sème la discorde. A qui doit-il cette oeuvre de musique et de mort qui peu à peu s'est imposée à lui ? Yann Apperry, est né en 1972. Il a été pensionnaire à la Villa Médicis et lauréat de la Fondation Hachette en 1997. Il écrit pour le théâtre et comme librettiste. Il est l'auteur de Qui Vive (Minuit, 1997) et de Paradoxe du ciel nocturne (Grasset, 1999).Le "Diabolus in musica" désigne un intervalle qui, depuis le Moyen Âge, sème la discorde dans les milieux musicaux. Moe Insanguine est hanté par ce spectre dès son plus jeune âge. Né le jour de la mort de sa mère et de son grand-père, il sera maudit et condamné à porter pour nom la dernière syllabe prononcée par son aïeul. Compositeur obsessionnel, il cherche à écrire cet air l'obsédant depuis l'enfance. Une musique si puissante qu'elle paraît diabolique. Noir et ironique, un roman en forme d'opus, à l'écriture élégante, qui mène aux confins de la folie et révèle le pouvoir des notes.
Retrouver Victoria dans les lieux les plus insolites, pour des étreintes fugaces et passionnelles, "sous le regard de tous, mais à l'insu de chacun", s'engourdir du désir d'elle à la seule réminiscence de son parfum corporel ou à la simple évocation de ses courbes, c'est ici l'essentiel, le sel de sa vie. Lui, c'est Rémi Laredo, un homme que guettent la quarantaine et la bedaine qui va avec, chercheur à l'Institut d'art et de paléontologie de Paris, qui affectionne particulièrement la libre pensée et les dessins sur les parois des grottes préhistoriques. De sa vie, le reste n'est que quotidien, complice et nécessaire, mais inodore, incolore, aux côtés de sa femme Marie et de leurs deux enfants Paul et Virginie. Elle, avocate ambitieuse et matérialiste, bourgeoise apparemment dépourvue de profondeur, est son contraire. L'autre, la maîtresse, sensuelle et instinctive, rencontrée au hasard d'un dîner deux ans auparavant, est sa moitié. De l'une à l'autre, il passe aisément et secrètement, du moins le croit-il, jusqu'à la disparition de Victoria. Moins l'adultère, ce que dépeint avec sensibilité le dernier ouvrage de Pierre Assouline est davantage la passion amoureuse. Menée comme un roman à suspense, Double vie ne parvient pourtant pas à échapper au prévisible d'une histoire assez banale et convenue. --Céline Darner "Nous vivons auprès d'êtres que nous croyons connaître : il manque l'événement qui les fera apparaître tout à coup autres que nous les savons". Marcel Proust. "On peut vivre dans l'intimité des gens, notamment au sein d'un couple, avec la certitude de les connaître, quand soudain un événement en apparence minuscule, ou une petite phrase qui semble anodine, permet de les découvrir vraiment. En une fraction de seconde, ils se révèlent bien différents de ce que l'on avait toujours cru. Il y a toujours une part d'ombre chez l'autre. [... ] A partir de là, mes personnages me servent à réfléchir sur la duplicité : où s'arrête le mensonge, où commence la trahison ?" Pierre Assouline. La conjugalité, Rémi connaît par cour. Il n'aime plus Marie, son épouse, comme avant. Alors, il la trompe. Les charmes de l'adultère sont légion et Pierre Assouline en fait d'alléchantes descriptions. Mais le jour où il ne parvient plus à joindre Victoria, la blonde maîtresse, tout bascule. L'histoire qu'il pensait contrôler le dépasse. Rémi ne sait plus qui est le chat et qui est la souris. Le suspense apparaît dans ce récit érotique et derrière les anecdotes sur le désamour se dessine la question de la jalousie. "... de toute façon, dès lors qu'on a une vie intérieure, on mène déjà une double vie. ". .
Florence, Suzanne, Judith. Elles forment une sarabande dans ma tête. Leur amitié m'a construite et m'a rendu différente. Avec elles, j'ai ressenti ce à quoi nous ne pensions jamais, ce que vivre signifiait. Une nuit d'été, la narratrice se réveille, submergée par une vague de souvenirs qu'elle croyait enfouis dans l'oubli. Sous ses yeux défilent alors les vies des trois amies avec qui elle a grandi, trois femmes aux destins poignants, trois parties d'elle aussi, qu'elle rassemble soudain. Il y a Florence, « la collectionneuse » d'hommes, rencontrée à Avignon parmi la foule venue applaudir Vilar et Béjart, la bohème moderne toujours entourée de comédiens ou d'artistes fantasques, de drogues et de musique. Suzanne, l'affranchie avec qui elle part à Barcelone goûter aux plaisirs d'une existence risquée, qu'elle suit un temps à la clinique de la Borde, aux côtés de Guattari et de Basaglia, et à qui toujours elle écrira, jusqu'en Afrique, où « la gitane » est partie soigner d'autres âmes. Il y a Judith, enfin, l'enfant de Buenos Aires, dont le passé remonte jusqu'au ghetto de Varsovie et que le destin a ramenée à Paris. Judith l'amoureuse, la timide, la studieuse, connue sur les bancs de Jussieu entre un séminaire de Deleuze et un cours de Kristeva, avec qui elle partage l'amour de la pensée. Avec elles, la narratrice a connu l'innocence, l'éveil sexuel, la violence du réel et les désillusions. Se souvenir de leurs visages et de leurs vies, c'est revenir sur les marches de la jeunesse, au pied de l'âge adulte, et replonger dans cette France des années 60-70, encore pleine de liberté et de fougue. Un hymne à l'amitié féminine.
Le réquisitoire d’une femme libre et courageuse Ayaan Hirsi Ali, femme politique néerlandaise d’origine somalienne, est une voix qui tranche dans le débat sur l’islam. Sa notoriété a dépassé le cadre des Pays-Bas lorsque, le 2 novembre 2004, le cinéaste Theo Van Gogh, avec lequel elle avait réalisé le film Submission, a été assassiné à Amsterdam. Condamnée à mort par les fondamentalistes, Ayaan Hirsi Ali doit aujourd’hui vivre sous protection permanente. Mais elle poursuit son combat. Dans ce livre, elle dresse un constat alarmant. Mariages transformés en viols, excision : Ayaan Hirsi Ali plaide pour l’égalité entre les hommes et les femmes dans le monde musulman, et pour un « autre Islam ». Elle fustige aussi l’irresponsabilité des démocrates européens qui, au nom de la tolérance, demeurent souvent sans réaction face à cette violence : la culture musulmane a besoin de connaître son siècle des Lumières.
Pour Simon Steiner, revenir à Kyoto, c'est retrouver les lieux du bonheur enfui. Sa vie ne se ressemble plus, pourtant ici tout demeure inchangé. Il déambule, entre mélancolie et ravissement, dans la douceur apaisante des souvenirs et des paysages. Un pèlerinage japonais sur la trace des absentes, au fil des temples, des ruelles et des bars. Un roman inédit d'Olivier Adam en dialogue avec 70 photos en couleur d'Arnaud Auzouy. Olivier Adam, né en 1974, est l'un des auteurs les plus doués de sa génération. Certains de ses romans ont été adaptés au cinéma. Passer l'hiver, Falaises, À l'abri de rien et Des vents contraires sont disponibles en Points. Arnaud Auzouy est né en 1976. Après des études de cinéma, il devient caméraman. Passionné de photographie, il découvre le Japon en 2006. Il y séjourne à plusieurs reprises. Kyoto Limited Express est son premier livre. Simon Steiner, double mélancolique d’Olivier Adam, retourne au Japon pour la première fois depuis trois ans. Il y retrouve les lieux qu’affectionnaient sa femme et sa fille à l’époque où elles faisaient encore partie de sa vie. Sa rencontre avec Hiromi, une jeune japonaise, parviendra-t-elle à le délivrer de cette absence qui le poursuit ? Avec cette nouvelle inédite enrichie de photographies, Olivier Adam évoque tour à tour les temples shintoïstes embaumés d’encens, le tumulte des karaokés et le lyrisme des paysages japonais. Un magnifique voyage entre nostalgie et envoûtement.
R150208260. EXCUSEZ MOI D ETRE FRANCAIS. 1992. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 114 pages. . . . Classification Dewey : 944-Histoire de France varia
Construit en plein coeur du Caire dans les années 1930, vestige d'une splendeur révolue, l'immeuble Yacoubian constitue un creuset socioculturel très représentatif de l'Egypte du XXIe siècle naissant. Dans son escalier se croisent ou s'ignorent Taha, le fils du concierge, qui rêve de devenir policier ; Hatem, le journaliste homosexuel ; le vieil aristocrate Zaki, perdu dans ses souvenirs ; Azzam, l'affairiste louche aussi bigot que lubrique ; la belle et pauvre Boussaïna, qui voudrait travailler sans avoir à subir la convoitise d'un patron... Témoin d'une époque, Alaa El Aswany pose, sans juger, un regard tendre sur des personnages qui se débattent tous dans le même piège, celui d'une société dominée par la corruption politique, la montée de l'islamisme, les inégalités sociales, l'absence de liberté sexuelle, la nostalgie du passé. Au.delà des problématiques égyptiennes, en digne héritier d'un Dostoïevski, d'un Zola ou d'un Mahfouz, c'est de l'homme que parle Alaa El Aswany, de ses vices et de ses faiblesses, de ses rêves et de ses échecs, et le miroir qu'il tend, pour indulgent qu'il soit, n'en est que plus effrayant. En plein coeur du Caire, l'immeuble Yacoubian, véritable personnage principal du roman, est prétexte à raconter tout un pan de l'histoire égyptienne, des années 1930 à nos jours. Porté à l'écran par Marwan Hamed en 2006, ce livre est devenu un phénomène éditorial dans le monde entier.
Christine Angot est considérée par les uns comme un des meilleurs écrivains français actuels. Les autres, agacés, l'accusent de narcissisme outrageux. Dans ce livret, l'auteur de L'Inceste ne se contente pas de répondre à ces derniers. Elle signe un véritable manifeste littéraire, dans lequel elle explique sa vision introspective de la littérature : " Le corps en train de vivre, en train de vibrer, voilà ce qu'il faudrait raconter. " Rédigé dans le style à bras-le-corps et sans concession qu'on connaît à C. Angot, l'éloge d'une littérature du risque. " On peut utiliser toute la vie dans l'écrit heureusement. Tout, on peut tout dire, tout. Dans l'écrit. " Démentant les accusations de narcissisme et de complaisance portées contre son œuvre, Christine Angot proclame son exigence d'une littérature qui se risque. " Le corps en train de vivre, en train de vibrer, voilà ce qu'il faudrait raconter. " L'Usage de la vie, c'est un manifeste littéraire où l'auteur donne une nouvelle fois tout Angot. Le credo littéraire magnifiquement écrit d'un auteur qui ne laisse personne indifférent.
Dans ce roman, Pierre Assouline met en scène un biographe qui, en recherchant des informations sur la vie d'un écrivain, découvre par hasard des lettres de dénonciation datant de l'Occupation. Il repère plus particulièrement celle de Mme Cécile Armand-Cavelli, une "honnête citoyenne" qui a dénoncé la famille Fechner. Et il se trouve que ces gens sont des cousins de la femme du narrateur. Les Fechner étaient fourreurs dans le 15e arrondissement de Paris et suite à cette lettre, la police les déporte en décembre 1941. A la fin de la guerre, un membre de la famille Fechner revient et il rouvre la boutique familiale tout en cherchant à oublier. Mais le biographe n'est pas de ces avis, il veut tout savoir, l'identité de cette femme et les raisons de sa dénonciation. Mme Cécile Armand-Cavelli est la fleuriste dont la boutique fait face à celle de Fechner et avec qui elle entretient depuis près d'un demi-siècle des relations de bon voisinage basé sur son amnésie volontaire et l'ignorance de son voisin. Le narrateur veut comprendre, il veut que la vérité éclate par tous les moyens et l'enquête qu'il mène est à deux doigts de le rendre fou. En poursuivant des recherches sur la vie d'un écrivain, un biographe découvre par hasard des milliers de lettres de dénonciation. Ecrites sous l'Occupation, elles sont en principe inconsultables. L'une d'entre elles concerne l'un de ses propres amis, un commerçant dont la famille avait été déportée. Qui a fait cela et pour obéir à quel instinct ? Le nom du délateur figure dans les dossiers. Son nom, mais pas ses motivations. Le coupable est quelqu'un de proche, très proche... Révéler son identité, ce serait porter le fer dans la plaie quand tant d'autres voudraient au contraire éteindre les cendres. Ce serait aussi dévoiler un secret mal enfoui au risque de réveiller de vieux démons. Tout se joue dans une rue du XVe arrondissement de Paris entre trois magasins, un bistrot, une église et un autobus. La France en réduction concentrée sur quelques centaines de mètres de bitume. On peut tout dire, mais peut-on tout entendre ? Méditation sur la banalité du mal, ce récit est celui d'un obsessionnel que la volonté de comprendre a failli faire basculer de l'autre côté du miroir. Ici commence un drame : la banalisation du mal. Exercée de manière officielle et massive dans le système favorisé, protégé, récompensé de la délation. Merci à Pierre Assouline de s'en émouvoir, et d'aborder, sous le juste éclairage, l'une des plus déroutantes réalités de l'époque.
R160063823. Josepha. 1979. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos plié, Intérieur frais. 319 pages.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
Après vingt ans passés à Paris, Pavlos a retrouvé la Grèce, où sa mère est morte. Il n'a pas pris de billet de retour. Mais est-il encore de ce pays ? Perplexe et désouvré il entreprend de chercher la signification de l'epsilon, le E grec, jadis gravé à Delphes sur la porte du temple où se trouvait la Pythie. Il note sur un cahier les mots que cette lettre lui évoque. Et cependant qu'il parcourt le pays, retrouvant des amis, rendant visite à son frère ou à son père, interrogeant des archéologues, son interrogation sur l'ironique silence de l'epsilon, résumant toutes ses incertitudes, va peu à peu se muer en un voyage vers l'origine, vers l'identité perdue; au cour même de l'écriture, aussi, dont l'aventure de Pavlos est l'exacte métaphore. Editeur : Fayard Date de parution : 1995 Description : In-8, 394 pages, broché, occasion, très bon état. Envois quotidiens du mardi au samedi. Les commandes sont adressées sous enveloppes bulles. Photos supplémentaires de l'ouvrage sur simple demande. Réponses aux questions dans les 12h00. Librairie Le Piano-Livre. Merci. Référence catalogue vendeur: 38955
Quand le romanesque se joue de l'histoire, quand la fiction tisse sa toile dans la réalité, pour en faire ce qu'elle veut. La Maîtresse de Brecht est ainsi, puisant dans cette Allemagne à genoux, ruinée, détruite de l'après-guerre. On est en 1948. Bertold Brecht, dramaturge anarchiste réputé, ayant fui les nazis, rentre d'exil, de retour de Californie. Dans Berlin-Est, les autorités communistes ont pris le pouvoir. Son retour est triomphal. Tandis que partout des agents rétablissent l'ordre, reconstruisent le pays, éduquent les esprits, on lui donne des moyens considérables pour monter le Berliner Ensemble. Pas de hasard. Si Brecht est un formidable séducteur, on se méfie de lui, de ses idées, de ses actes. Pour mieux le surveiller, l'encadrer, le saisir, l'agent Hans Trow lui colle aux basques et à la peau une jeune comédienne, mystérieuse et théâtrale, Maria Eich. En attendant de jouer Antigone, elle sera sa maîtresse. Jacques-Pierre Amette tire les ficelles de son roman à partir de ces trois portraits dans un décor fastueux, entre coulisses et fatras, entre la scène et les gravats, entre les uniformes et les costumes. Peu importe que l'histoire soit vraie, inventée ou non, puisqu'elle est écrite. Et bien écrite, sans effet, sans rajout ni repentir, sans pathos. Avec les justes mots ou les mots justes, à la manière de Brecht. Voilà tout un monde historique, artistique, qui revit sous la plume ciselée de Jacques-Pierre Amette. Un art du roman, récompensé par le Goncourt. --Céline Darner Brecht était incontestablement un très grand dramaturge, il n'en avait pas moins certains côtés antipathiques particulièrement dans son rapport avec les femmes. . . Mais le roman de Jacques-Pierre Amette ne se veut pas un élément à charge supplémentaire dans un dossier récemment instruit par diverses études historiques. Il s'agit plutôt de la reconstitution d'une époque à travers une extraordinaire galerie de portraits. En octobre 1948, Bertolt Brecht rentre à Berlin après un exil de quinze ans aux États-Unis. Les autorités doutant de son intégrité marxiste décident de placer dans son entourage une actrice autrichienne, Maria Eich, pour espionner ses faits et gestes et rendre compte de ses opinions les plus cachées. Maria Eich accepte la mission sans enthousiasme mais elle n'a pas vraiment le choix. Son père était en nazi notoire, son mari aussi qui s'est réfugié au Portugal où il serait facile à retrouver, sa fille vit à Berlin Ouest. Elle devient actrice dans la troupe de Brecht et, occasionnellement, sa maîtresse, mais si elle ne parvient jamais à l'aimer sincèrement, elle ne peut se défendre d'une véritable admiration à son égard. Le destin de cette espionne au grand cour acculée à des actes dont elle a honte a quelque chose de poignant. Tout comme les superbes évocations d'Hélène Weigel, la femme de Brecht, du dramaturge lui-même empêtré dans ses propres contradictions de la Prusse et du Berlin d'après-guerre au cour de la guerre froide. La Maîtresse de Brecht a été récompensé par le PRIX GONCOURT 2003« Brecht viendra vous chercher le soir dans votre loge, vous n'avez qu'à lui ouvrir la porte... Parfois vous devez l'écouter, parfois lui poser quelques questions. Vous savez qu'en face, les Américains c'est la guerre, de nouveau, qu'ils préparent. On veut savoir qui il est. Autant de temps passé en Californie... Il a quitté l'Allemagne depuis si longtemps... Sa place est si importante, sa grandeur spirituelle est-elle au niveau de la tâche que nous lui confions, c'est ce que nous voulons savoir. Maria. » Dans le Berlin-Est de l'après-guerre, la rencontre de Bertolt Brecht, de retour d'exil, et d'une jeune comédienne, agent de la Stasi. Le fascinant portrait de deux personnages pris en étau dans l'atmosphère saisissante de la guerre froide. Dans ce livre subtil, Jacques-Pierre Amette se tient en retrait de ses personnages et les dispose dans les cercles dramatiques que leur impose leur rôle. En romancier, il suggère la honte de ces années de plomb, les silences des consciences, les pudeurs et les perfidies de l'amour. Mais lors d'un dénouement inattendu, il permet à chacun de choisir son propre destin et de s'échapper d'une pièce au décor trompeur...
R150197503. LE PITAUD. 1998. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 220 pages. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle
"Derrière la vipère apparut une fille jeune, d'un corps robuste, d'une démarche fière. Vêtue d'une robe de lin blanc arrêtée au bas du genou, elle allait pieds nus et bras nus, la taille cambrée, à grands pas. Son profil bronzé avait un relief et une beauté un peu mâles. Sur ses cheveux très noirs relevés en couronne, était posée une double torsade en argent, figurant un mince serpent dont la tête, dressée, tenait en sa mâchoire une grosse pierre ovale, d'un rouge limpide. D'après les portraits qu'on lui en avait tracés et qu'il avait crus jusqu'alors de fantaisie, Arsène reconnut la Vouivre."
Marguerite n'est pas toujours là. Elle a deux enfants et un mari. S'il est réellement amoureux d'elle, le narrateur regrette parfois les histoires sans lendemain qu'il vivait avant de la rencontrer. Il s'interroge sur la signification de cette histoire, et sur le roman qui pourrait la raconter. Fasciné par un vieil écrivain allemand du nom d'Eckermann, il parvient à faire sa connaissance et à évoquer devant lui son manuscrit resté inachevé. " Combien de personnages avez-vous ? lui demande l'écrivain. - Trois, répond-il : Marguerite, moi, et vous. " Pourquoi écrit-on ? Pourquoi est-on amoureux ? Ces questions trouveront leur réponse au terme d'une odyssée intérieure dont le romancier de La Langue maternelle, prix Médicis 1995, a su faire un vrai, un beau roman d'amour.
Raj, neuf ans, vit à Madagascar. David, dix ans, débarque de l'Atlantic avec une cohorte de juifs en exil. Derrière le grillage du camp de Beau-Bassin, Raj observe. Les boucles blondes et les yeux bleus de David le fascinent, le coup de foudre fraternel est immédiat. Impatients d'échapper à la gravité de leurs destins et à la violence de leurs univers, ils fuguent... Née en 1973 à l'Île Maurice, Nathacha Appanah vit à Paris et travaille pour une ONG. En trois romans, Les Rochers de Poudre d'Or, Blue Bay Palace et La Noce d'Anna, elle a imposé une œuvre puissante, proche d'Arundhati Roy et de J.M. Coetzeee. " Chaque mot nous touche davantage. Nathacha Appanah dit avec une infinie pudeur le remords, le chagrin, la vie qui recommence, les temps qui se rejoignent. C'est un autre voyage. " Le Monde
Eva Luna, héroïne du précédent roman d'Isabel Allende, n'avait pas son pareil pour conter des histoires aussi extraordinaires que véridiques, tirées de la chronique locale de son village, Agua Santa. On trouvera ici un nouvel échantillon du talent de la Schéhérazade latino-américaine. Vingt-trois récits burlesques ou sombres, de nostalgie ou de colère, d'ironie ou de révolte. Vingt-trois contes d'une prodigieuse diversité de situations, où la romancière de La Maison aux esprits révèle les mille et une facettes de son inspiration.
Avril 1892, Inde, colonie britannique. Des profondeurs du sous-continent, ils sont poussés vers l'océan. Un exilé volontaire et nostalgique sur les traces de son frère, un paysan meurtri par la misère et la domination des propriétaires terriens, une fascinante veuve au sang royal fuyant le bûcher, un candide joueur de cartes espérant trouver l'eldorado de l'autre côté de «l'Eau noire»... Ils rejoignent une centaine d'autres Indiens entassés dans les cales de l'Atlas pour les vertiges mortels d'une traversée de plusieurs semaines vers une île qu'on leur promet merveilleuse et fertile. Tout bas, on leur raconte que sous les rochers de ce pays mystérieux et clément, sommeille l'or. Ils ne savent pas qu'ils vont remplacer les esclaves des champs et passer de la soute à la soue, entre le bleu du ciel et le vert de la canne à sucre.Juin 1892, île Maurice, colonie britannique. Le drapeau est anglais, mais ce sont les Français, installés ici depuis deux siècles, qui font marcher les affaires. Ce matin-là, ce sont eux qui attendent les Indiens de l'Atlas. Les destinées vont se nouer entre rêves et douleurs, haines et désirs, dans le village de Poudre d'Or aux rochers défiant le ciel et la terre et les songes des hommes.Le journal de bord du médecin ivre, la rencontre des Noirs libérés de l'esclavage et des Indiens déportés resteront des moments inoubliables de ce roman historique fondé sur des faits avérés, tant l'auteur a le don de faire voir et d'émouvoir. Née à l'île Maurice en 1973, Natacha Appanah vit en France depuis 1999. Les rochers de Poudre d'Or, son premier roman, a été récompensé par le prix RFO du Livre 2003, et le prix Rosine Perrier 2004. Used Book in Good Condition
Attention : couverture différente. Légères marques d'usage. La vente de cet article permet de financer la plantation d'arbres en France :) Envoi soigné
etat correct - broché en etat d'occasion nom en page de garde et frottements - -
Une famille regarde, inquiète et médusée, une conférence de presse du Général de Gaulle à la télévision. En direct, le fils de treize ans comprend qu'on peut avoir à quitter son pays natal, sa langue, sa maison. Comme ses parents chassés de chez eux quelques années plus tôt. Bouleversé, il veut savoir comment ça s'est passé, quand et comment on décide de partir, ce qu'on emporte dans ses valises, ce qu'on laisse derrière soi. Mais à toutes ses questions, personne ne répond vraiment, comme si on lui cachait quelque chose. En interceptant des récits qui ne lui sont pas destinés, l'enfant reconstitue les menaces, le départ, les adieux, et recoud les différents pans d'une histoire qui entrelace l'amour et le secret, l'exil et les films hollywoodiens, l'Orient et l'Occident...
Le Lutetia, le mythique – et unique – palace de la Rive gauche… tel est le cadre du nouveau et très réussi roman de Pierre Assouline, brillant journaliste (ex-rédacteur en chef de Lire actuellement chroniqueur sur le site Internet du Monde), biographe incomparable (Gaston Gallimard, Simenon, Hergé, la famille Camondo) et romancier aux sujets toujours captivants, dont Double vie… Ici, le héros en mène une, de double vie, puisqu’il s’agit d’un ancien des RG reconverti dans la protection discrète des clients du prestigieux hôtel. Témoin des histoires qui agitent le Lutetia entre 1938 et 1945, il nous prend par la main pour revivre les heures sombres de la collaboration et côtoyer artistes et officiers nazis, petit personnel et grandes ordures du marché noir avant que l’hôtel ne se transforme en lieu de retour des déportés (ce que certains ont peut-être pu lire dans le très beau roman de Soazig Aaron, Le Non de Klara). La particularité de cet homme double arpentant les couloirs de l’hôtel ? Son côté tout simplement humain, obsédé qu’il est par la question de la morale individuelle… et donc par les mille et une manières de la trahir ou de la respecter. Un roman d’une grande intelligence où le plaisir de la fiction est parfaitement servi par une érudition à toute épreuve. Tapi dans les recoins les plus secrets du Lutetia, un homme voit l'Europe s'enfoncer dans la guerre mondiale. Édouard Kiefer, Alsacien, ancien flic des RG. Détective chargé de la sécurité de l'hôtel et de ses clients. Discret et intouchable, nul ne sait ce qu'il pense.Dans un Paris vaincu, occupé, humilié, aux heures les plus sombres de la collaboration, cet homme, pourtant, est hanté par une question : jusqu'où peut-on aller sans trahir sa conscience ?De 1938 à 1945, l'hôtel Lutetia - l'unique palace de la rive gauche - partage le destin de la France. Entre ses murs se succèdent, en effet, exilés, écrivains et artistes, puis officiers nazis et trafiquants du marché noir, pour laisser place enfin à la cohorte des déportés de retour des camps.En accordant précision biographique et souffle romanesque, Pierre Assouline redonne vie à la légende perdue du grand hôtel, avec un art du clair-obscur qui convient mieux que tout autre au mythique Lutetia. L'écrivain et journaliste Pierre Assouline recompose la vie de l'hôtel Lutetia pendant la Deuxième Guerre mondiale, durant laquelle il fut le QG des Allemands puis, à la Libération, le lieu d'accueil des déportés de retour des camps nazis.
Voici le jardin du philosophe. On y cueillera des fruits mûris sur le tronc de la sagesse commune et dorés à cette autre lumière des idées. Ils en reprennent leur saveur d'origine, qui est le goût de l'existence. Saveur oubliée en nos pensées ; car on voudrait s'assurer que l'existence est bonne et on ne le peut ; on en déçoit donc l'espérance par précaution, prononçant qu'elle est mauvaise. De là s'étend l'empire de l'imagination déréglée, en quoi Alain, se confiant à la sagesse du corps, restaure la souveraineté claire de l'homme heureux et qui n'attend pas pour l'être, ici et non ailleurs, que l'événement lui donne raison, acteur enfin et non spectateur de soi-même. Il faudrait enseigner l'art d'être heureux, explique Alain. "Non pas l'art d'être heureux quand le malheur vous tombe sur la tête ; je laisse cela aux stoïciens ; mais l'art d'être heureux quand les circonstances sont passables et que toute l'amertume de la vie se réduit à de petits ennuis et à de petits malaises." Un incontournable classique de la philosophie du XXe siècle.
ROD0129745. GOLT. 1988. In-8. Broché. Bon état, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 153 pages -couverture contre-pliée - couverture de bibliothèque et une étiquette collée sur le 1er contre plat.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle L'histoire d'un détective solitaire qui ne sait que faire des cadavres qu'il rencontre sur son chemin.
suivi de Robert
"Ne t'endors pas, ne te repose pas, ne ferme pas les yeux, ce n'est pas terminé. Ils te cherchent. Tu entends ce bruit, on dirait le roulement des barriques vides, on dirait le tonnerre en janvier mais tu te trompes si tu crois que c'est ça. Ecoute mon pays qui gronde, écoute la colère qui rampe et qui rappe jusqu'à nous. Tu entends cette musique, tu sens la braise contre ton visage balafré ? Ils viennent pour toi". Tropique de la violence est une plongée dans l'enfer d'une jeunesse livrée à elle-même sur l'île française de Mayotte, dans l'océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien. "De là où je vous parle, ce pays ressemble à une poussière incandescente et je sais qu'il suffira d'un rien pour qu'il s'embrase". Sur l'île française de Mayotte dans l'océan Indien, les enfants errent, sans foi ni loi. Moïse a été recueilli à la naissance par Marie, une infirmière, qui le couve comme un cadeau inespéré. Mais à l'adolescence, le garçon se lie avec Bruce, chef de gang animé par la rage, qui l'embarque dans l'enfer des rues. Dans ce pays magnifique et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et révéler la violence de leur quotidien. Prix du Roman France Télévisions 2017 - Prix Anna de Noailles 2017 de l'Académie française - Prix Femina des lycéens 2016.
«- Edmond ! Est-ce que tu es fou ? Voilà que tu encourages ta fille... Ah ! le jour où cette petite imbécile sera enceinte...- Évidemment, dit Archambaud en s'adressant à sa fille, c'est la chose à ne pas faire. Il faut absolument éviter d'avoir des enfants. Ça coûte cher, c'est un embarras, une cause de soucis, de tracas, et pour une jeune fille, un handicap très lourd. Ta mère s'inquiète à juste titre de ta promenade au bois des Larmes. Ce n'est pas un endroit pour céder à un jeune homme. Il ne faut le faire que dans une chambre.» RO90025507. URANUS. 03-10-1972. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 376 pages.. . . . Classification Dewey : 840.091-XX ème siècle