Alliance Française de Philadelphie Library Catalogue
Littérature jeunesse: roman
Littérature jeunesse: première lecture
À quarante ans, Molière commet la plus grande folie de sa vie, dont naîtra l'une de ses plus belles pièces. Il épouse Armande Béjart, une gamine qui va le tromper et l'outrager publiquement, comme Agnès va anéantir Arnolphe, l'homme qui voulait faire d'elle sa prisonnière. Cet Arnolphe bouffon et pitoyable, aveugle et fou, c'est Molière, et c'est l'amoureux de tous les temps ensorcelé par une femme-enfant insensible et féroce. L'École des femmes est une farce et une tragédie. Un conte éternel. Arnolphe, bourreau de lui-même, et Agnès, l'innocente perverse, sont des énigmes, de celles que nous ne résoudrons jamais.
Partout, les hérétiques sont condamnés au bûcher. Seule une poignée de " Parfaits " a échappé aux Inquisiteurs. Ce sont des chevaliers perdus, des paysans, réfugiés en haute montagne, à Montségur. Un jour, une poignée d'entre eux échafaudent le rêve fou de reconquérir leurs terres : ils quittent leur refuge à l'aube et partent en expédition... Henri Gougaud, né à Carcassonne en 1936, est parolier et l'auteur de nombreux livres dont L'Amour foudre, Le Livre des amours, Le Grand Partir, Les Sept Plumes de l'aigle, Le Voyage d'Anna et Les Cathares. La plupart de ses livres sont disponibles en Points. " L'entreprise littéraire est belle, émouvante et redonne à ces parfaits que l'on connaissait mal une présence enfin tangible. " Le Magazine littéraire
" Une silhouette portant le treillis réglementaire de War Correspondent se tenait là, en conversation avec quelqu'un que l'angle dérobait à ma vue. Les slacks tombant sur les rangers de campagne, la ceinture serrant la taille, l'étoile blanche cousue sur la manche ne trompaient pas. C'était l'uniforme d'un journaliste ou d'un photographe accrédité auprès de l'US Army. Mais le relâché élégant, la forme blousée que prenait la vareuse à l'évasement, et surtout la chevelure blonde frôlant les épaules ne laissaient guère de doutes : une femme. Vue de profil, elle me parut très belle. Une lumière étrange venue du hall adoucissait ses contours. On lui aurait donné trente-cinq ans, peut-être moins. Ses gestes rapides, son sourire étaient plutôt d'une continentale : elle portait un uniforme américain, mais quelque chose en elle trahissait l'Européenne. A un mot de son interlocuteur invisible, elle rejeta la tête en arrière, comme pour rire, et sa main vint glisser dans sa chevelure libre. L'éclairage, mais était-ce seulement l'éclairage, soulignait à distance une peau très blanche. Une blancheur de statue à jamais descendue du socle. Je ne pouvais entendre ce qu'elle disait, mais le mouvement des lèvres me parut correspondre à du français. " Prix Femina 1993
D'une fenêtre ouverte un soir d'été sur le carrefour de Buci (Paris, VIE), Bertrand Carnéjoux regarde le passé, le présent et l'avenir d'une comédie aux cent actes divers dont il est tour à tour l'acteur et le témoin. Carrefour de Buci, on souffre, on meurt depuis des siècles. On vit l'éternel recommencement de l'amour et du désir. Chaque homme, dans son agitation pathétique, est interchangeable, et pourtant unique. Folio n° 1532 - Edition de poche 1984 d'un livre initialement édité chez Albin Michel en 1961. Illustration de couverture : Marie-Noëlle Pichard (voir photographie)
La 4e de couverture indique : "L'enfant à la peau argentée, déposé par la mer sur la plage de Cap de Chien, n'est pas un enfant comme les autres. Ses mains et ses pieds sont palmés, et il a une nageoire dans le dos...Tant que les villageois accepteront Fado parmi eux, ils ne manqueront de rien : la mer leur offrira de quoi vivre. Mais qu'arrivera-t-il si l'enfant de la mer est un jour rejeté ?"
Théo et Quentin ont la même passion: les dinosaures. En découvrant dans une grotte un passage secret, les deux amis accèdent à un mystérieux monde perdu... Là-bas, ils croiseront le chemin de vrais dinos, mais surtout... d'un énorme tyrannosaure!
Geoffroy et Nicolas se sont disputés. Ils vont se battre à la récré ! Pour rien au monde la bande de copains ne raterait cette bagarre... Une histoire amusante où l’on apprend que la meilleure solution est souvent de discuter.
" Plume se lève dès l'aube, plonge et repère les huîtres accrochées à leur rocher. Il les arrache avec son couteau, puis remonte à a surface. S'il y a une perle dans l'huître, il la range soigneusement dans un petit sac. " Plume a cassé le gouvernail du Bon Appétit. Sa punition est terrible : il doit récolter cent perles pour rembourser les dégâts : Heureusement, ses amis ne sont pas loin...
Un nouveau lecteur se présente à la bibliothèque municipale. Catastrophe ! C'est un ogre qui dévore un à un tous les livres... Bientôt, la bibliothèque sera complètement vide ! Gafi et ses amis réussiront-ils à piéger le terrible croqueur de livres ?
La connexion intime entre ces trois pièces, c'est qu'elles annoncent - comme les trois coups au théâtre - la Révolution à venir. Pour la première fois, l'intelligence et l'intérêt bien compris prennent le pas sur les convenances qu'édicte la société de cour. "On n'obtient ni grand pathétique, ni profonde moralité, ni bon ni vrai comique, au théâtre , sans des situations fortes et qui naissent toujours d'une disconvenance sociale dans le sujet qu'on veut traiter [...] Les vices, les abus se déguisent en mille formes sous le masque des moeurs dominantes : leur arracher ce masque et les montrer à découvert, telle est la noble tâche de l'homme qui se voue au théâtre." Préface du Mariage de Figaro>/oeu> " Beaumarchais ramasse les idées et les mots sublimes comme des projectiles de fortune, en bourre son pistolet jusqu'à la gueule, et décharge ses chefs-d'œuvre sans viser, à bout portant. " Paul Morand
«Un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant.» Une femme instruite peut-elle être vertueuse ? Selon le vieil Arnolphe, l'ignorance seule permet aux femmes de rester sages et droites. Pour s'assurer une épouse docile, il élève sa jeune pupille, Agnès, à l'écart des garçons et des choses de l'amour. Mais voilà qu'elle aperçoit par la fenêtre un jeune homme, Horace, qui lui fait la cour... Composée en 1662, cette pièce s'éloigne des thèmes traditionnels de la comédie pour proposer une critique originale de la société ; elle fut à l'origine d'une vive polémique.
Moritz Wertheim dirige une entreprise prospère de textile qu'il lèguera bientôt à ses fils, et notamment à Eduard, le plus jeune de la fratrie, tout juste rentré des États-Unis. C'est avec sérénité que les Wertheim entament ce XXE siècle plein de promesses aux côtés de leurs concitoyens. Ils forment une famille juive parfaitement assimilée qui participe à la vie économique allemande, qui célèbre Noël, qui est prête à tout pour défendre l'Empire à l'image d'Eduard qui s'engage dans l'armée au moment où la Grande Guerre est déclarée. Mais avec la défaite qui s'ensuit et la crise qui gagne tout le pays, la tension est à présent palpable dans les rues de Francfort. Les premières lois antijuives sont votées, la montée de l'antisémitisme pousse certains membres de la famille Wertheim à partir. Eduard se rend en Suisse, son frère Jacob aux Pays-Bas, leurs neveux et nièces aux États-Unis ou encore en Palestine. Puis c'est la Seconde Guerre mondiale qui éclate et qui conduit plusieurs membres de la famille vers la mort, laissant les survivants terrassés par la découverte de ce que leur pays avait fait aux leurs. En multipliant les regards et les sensibilités de ces fabuleux personnages qui peuplent sa saga familiale, Silvia Tennenbaum dépeint avec justesse la complexité de l'histoire de la bourgeoisie juive allemande. Son rapport particulier à la religion, au patriotisme, mais également son rôle dans les grandes idéologies de l'époque : le nationalisme, le communisme et le sionisme. L'auteur nous entraîne tout au long de ces vies qui composent une émouvante fresque de la première moitié du XXE siècle.
" Ma vie entière est au bout de ma dague, et que la Providence retourne ou non la tête en m'entendant frapper, je jette la nature humaine à pile ou face sur la tombe d'Alexandre - dans deux jours, les hommes comparaîtront devant le tribunal de ma volonté ". Edition présentée et commentée par Emmanuel Martin, maître de conférences de littérature comparée à l'université de Paris XIII.
Sarah n'a pas envie d'aller à l'école aujourd'hui. Depuis qu'elles se sont disputées, Catherine ne lui parle plus... Mais Sarah va découvrir qu'elle peut se faire d'autres amies ; et Carmen, elle est vraiment chouette, comme copine !
Vous voulez savoir comment changer en or les couteaux de votre mémé ? Vous voulez guérir les blessures, devenir invisible, marcher les pieds en l'air et la tête en bas ?... N'hésitez plus, ouvrez ce livre. Les secrets véritables du Grand Albert sont à vous, maintenant.
Aziz aime Coralie, miss chichis. Mais elle change tout le temps d'amoureux...
C'est la rentrée ! Il y a un nouvel élève dans la classe : Pablo. Mais ce nouveau camarade est bizarre : il affirme qu'il vole et qu'il a des tigres...
De retour de vacances Ratus réunit ses amis pour leur raconter les fantastiques aventures qu'il a vécues. Avec des questions en images pour tester la compréhension du texte.
Chaque soir, le petit Michel regarde passer le train Granville-Paris en rêvant du jour où il montera dedans, échappant à sa Normandie natale. Cancre dans une famille où l'excellence scolaire est un devoir sacré, il la fuit très jeune, à dix-sept ans, afin de se soustraire au reproche paternel : « Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? » La suite de l'histoire est celle d'une exceptionnelle réussite : Michel Drucker est à la fois la mémoire du petit écran, l'ami des stars, le confident des politiques et l'animateur le plus populaire de la télévision française, indétrônable souverain des émissions de variétés. Depuis plus de quarante ans, on connaît son visage, son ton inimitable, son humour et sa gentillesse. Derrière les rencontres et les anecdotes hautes en couleur, ce livre révèle les fêlures d'un autodidacte qui a construit sa vie comme une longue course cycliste, étape après étape, pour prouver sa vraie valeur aux siens.
" ... Il y a longtemps que cette envie m'a pris... Bien avant qu'il vienne... J'avais peut-être dix-sept ans... et un matin, là, devant le bar, un grand voilier s'est amarré... C'était un trois-mâts franc qui apportait du bois des Antilles, du bois noir dehors et doré dedans, qui sentait le camphre et le poivre. Il arrivait d'un archipel qui s'appelait les Iles Sous le Vent... J'ai bavardé avec les hommes de l'équipage quand ils venaient s'asseoir ici ; ils m'ont parlé de leur pays, ils m'ont fait boire du rhum, de là-bas, du rhum qui était très doux et très poivré. Et puis un soir, le beau trois-mâts qui s'en allait... Il est parti contre le soleil, il est allé aux Iles Sous le Vent... Et c'est ce jour-là que ça m'a pris. "
Comment le cadavre d’une jeune femme retrouvée morte dans une crique va-t-elle bouleverser la vie tranquille de Maryline et William Halloway, un beau matin de juillet ? Et celle de Simon Schwartz, l’inspecteur en charge de l’enquête ? Qui est cet étrange Monsieur Herr sur qui pèsent de lourds soupçons ? Dans la petite station balnéaire bretonne en pleine saison estivale, tout va aller de travers et la belle et lente Maryline va devoir jouer serré. En quelques jours, elle devra affronter son amour de jeunesse, protéger son rocker de mari du scandale qui s’annonce, tout en continuant à recevoir les clients de sa maison d’hôte battue par les vents de la côte sauvage. Au fil de ce faux roman policier, l’amour et l’humour passent comme un furet entre les membres d’une famille hors norme emportée avec quelques autres excentriques de passage dans une danse iodée et très rock and roll. Après des années new-yorkaises aussi branchées que dangereuses, Maryline, ancien mannequin longiligne, et William Halloway, ex-rock star, échouent sur la côte bretonne, à Ker Annette, pour y mener une vie de paisibles hôteliers. Mais un beau matin de juillet, une jeune femme est retrouvée morte dans la crique. Chargé de l'enquête, Simon Schwartz va bouleverser la vie tranquille de Maryline et réveiller les fantômes de sa jeunesse, lui qui était autrefois son grand amour. En cette veille de saison estivale, Maryline devra jouer serré pour protéger son monde, tout en continuant à recevoir les clients de sa maison d'hôtes battue par les vents de la côte sauvage.
Tout commence un jour de 1973. Ce jour-là, en lieu et place d'une plaine maraîchère, ils ont fait construire le centre commercial Créteil Soleil. Fati, Francis et le narrateur, à la fois sidérés et perdus par ce qu'ils considèrent comme un immense vaisseau spatial chargé de denrées rares, partent à la conquête de ce nouvel espace, regrettant presque leur terrain de jeux. De la petite enfance aux années lycée, s'exprime ici la généalogie d'une certaine banlieue, trop vite construite, mais qui permit malgré tout à quelques jeunes gens d'élaborer leurs propres mythologies, parfois banales, mélange de musiques, de films, de sexe, de lectures et de réflexions déroutantes. Avant la techno et la vache folle. En prime, " 12 documents tendant à prouver que le narrateur a bien existé " agrègent l'ensemble de cette épopée en un tout tragi-comique, à la manière d'une série de petites enquêtes intimes.
L'album du film
Blu et Perla sont les derniers représentants des aras bleus, espèce de perroquets en voie de disparition. Tulio, un scientifique brésilien, parvient à convaincre Linda, la maitresse de Blu, d'emmener le perroquet à Rio, à la rencontre de Perla. Mais des braconniers ne tardent pas à enlever les deux oiseaux...
Gafi va bientôt avoir 800 ans ! Pour fêter cet événement, les enfants aimeraient lui préparer une grande, une grosse, une énorme surprise ! Et ils ne vont pas manquer d'idées...
Retrouve Oui-Oui et ses amis au Pays des Jouets, dans une histoire pleine de rebondissements, et amuse-toi avec eux grâce aux pages de jeux que tu découvriras à la fin du livre !
La chipie apprivoisée. Qui prend pour soi les plus beaux jouets, les plus gros gâteaux, qui hurle "moi, moi, moi" pour essuyer le tableau ? C'est Mélanie Pilou ! Elle veut tout voir, tout savoir, tout avoir. Et si on la contrarie, que de cris ! Mais un jour, les enfants en ont assez. Ils décident de défier son sale caractère...
" L'enfant, notait Jules Renard, Victor Hugo et bien d'autres l'ont vu ange. C'est féroce et infernal qu'il faut le voir. D'ailleurs, la littérature sur l'enfant ne peut être renouvelée que si l'on se place à ce point de vue. Il faut casser l'enfant en sucre que tous les Droz ont donné à sucer au public. L'enfant est un petit animal nécessaire. Un chat est plus humain. Non l'enfant qui fait des mots, mais celui qui enfonce ces griffes dans tout ce qu'il rencontre de tendre. La préoccupation du parent est continue, de les lui faire rentrer. " Mais la bête dont il faut dompter les instincts sert aussi trop souvent de souffre-douleur. Poil de Carotte est à la fois œuvre de démystification, de vengeance et de tendresse refoulée.
Rhinocéros est la pièce la plus riche de Ionesco. Elle ne perd rien de l'esprit d'innovation, de provocation, des premières pièces. Comme elles, celle-ci mélange les genres et les tons, le comique et le tragique. Mais l'innovation principale qui s'introduit ici est la réflexion sur l'Histoire, à travers le mythe. La pièce est une condamnation de toute dictature (en 1958, on pense au stalinisme). Ionesco condamne autant le fascisme que le communisme. C'est donc une pièce engagée : "Je ne capitule pas" , s'écrie le héros. Le rhinocéros incarne le fanatisme qui "défigure les gens, les déshumanise" . On sent l'influence de La Métamorphose de Kafka. Dans une petite ville, un rhinocéros fait irruption. Par rapport à lui, les personnages prennent diverses attitudes. Certains se transforment en rhinocéros ; un troupeau défile. Seul Bérenger résiste à la marée des bêtes féroces, symboles du totalitarisme. "Ce sont eux qui sont beaux. J'ai eu tort ! Oh ! comme je voudrais être comme eux. Je n'ai pas de corne, hélas ! Que c'est laid, un front plat. Il m'en faudrait une ou deux, pour rehausser mes traits tombants. Ça viendra peut-être, et je n'aurai plus honte, je pourrai aller tous les retrouver. Mais ça ne pousse pas ! (Il regarde les paumes de ses mains.) Mes mains sont moites. Deviendrontelles rugueuses ? (Il enlève son veston, défait sa chemise, contemple sa poitrine dans la glace.) J'ai la peau flasque. Ah, ce corps trop blanc, et poilu ! Comme je voudrais avoir une peau dure et cette magnifique couleur d'un vert sombre, une nudité décente, sans poils, comme la leur !"
histoire d'une femme libre
D'une grande beauté, d'une intelligence supérieure, Lou Andreas-Salomé, née à Saint-Pétersbourg en 1861, a été l'une des célèbres séductrices de son temps. Nietzsche, Rainer Maria Rilke en ont été follement épris, Freud a succombé à son charme. L'étonnant est que, si elle aimait les hommes et leur compagnie, elle n'a pas toléré, avant trente-cinq ans, qu'ils l'approchent physiquement. Ce qui, loin de les décourager, les rendait, comme Nietzsche, fous de désir. Curieusement, bien que des milliers de pages aient été consacrées à Lou dans toutes les langues, ce qu'il faut bien appeler cette infirmité est à peine effleurée, jamais élucidée. C'est un trou noir. Françoise Giroud avance à ce sujet une hypothèse, qui éclairerait le mystère de cette chasteté frénétique. Lou s'est largement rattrapée plus tard, gourmande des " festins d'amour " jusqu'à la fin de sa vie, mais toujours avec des hommes sensiblement plus jeunes qu'elle. Romancière puis psychanalyste très appréciée en Allemagne où elle vivait, elle a été l'une des premières femmes libres d'Europe, parce que sa plume lui a toujours assuré indépendance matérielle et situation sociale. Mais son chef-d'œuvre, c'est elle.
Il avait dit : ici, je n'en peux plus. Avec toi je ne peux plus. Alors après son accident, les semaines dans la chambre blanche, son retour à la maison pour la convalescence, ça a été comme une nouvelle chance pour elle, pour eux. Elle a repris confiance et elle s'est dit, je serai celle qui donnera tout, des fleurs, mon temps, tout. Pour que tout puisse recommencer. Apprendre à finir a reçu le prix Wepler 2000, le prix du Livre Inter 2001 et le prix du second roman des libraires 2001. « Il y a, comme ça, des pages à couper le souffle. Et des phrases d'autant plus envoûtantes qu'elles ont beau être longues, elles portent en elles le rythme de la coupure, brèches de la virgule mais aussi reprises de souffle par celui qui s'emporte. Coupures et emportements d'un monologue schizophrène - et c'est là une réussite : restituer toute la schizophrénie qu'implique la douleur, qu'implique toute rupture, quand on veut encore ce que l'autre ne peut plus - en vrais symptômes d'un deuil rétrospectif. Amour et haine, espoirs et doutes, culpabilité. » (Nelly Kaprièlian, Les Inrockuptibles) « Laurent Mauvignier fait admirablement parler les silences, sentir les hésitations, les doutes, la peur de la solitude, l'obsession du malheur. On la voit, cette femme dans son manteau râpé d'un marron défraîchi, le cheveu mou, le visage ravagé d'angoisse, cherchant à deviner sur les traits apaisés d'un époux qui va de mieux en mieux le reflet d'un bonheur dont elle sera bientôt exclue. » (Michèle Gazier, Télérama) « Rarement un écrivain aura donné une voix aussi forte à ce déchirement et à cette douleur qu'aucune raison n'allège ni console. Une voix directe et nue, elle-même déchirée, qui ne cherche pas à prendre le relais de la réflexion, qui n'explique rien, qui se contente de pâtir. » (Patrick Kéchichian, Le Monde) Alors que tout semblait fini, l'accident a rallumé l'espoir. Elle, trompée, bafouée, garde une chance de tout recommencer, de le garder. Elle va le soigner, s'oublier pour lui, et lorsqu'il sera rétabli, il restera. Du moins, c'est ce que la narratrice a décidé, ce qu'elle se raconte et raconte au lecteur tout au long de ce roman hypnotique. D'un côté, la femme et le récit, avec lequel elle conjure la réalité dans une obstination inquiétante. De l'autre, l'homme, celui qui était déjà parti et qui, provisoirement prisonnier de sa faiblesse physique, n'en continue pas moins de s'en aller. Avec un souffle lancinant, Laurent Mauvignier décrit magistralement le conflit de la douleur amoureuse, le besoin d'imaginer que l'autre pourra encore donner ce qu'il ne ressent plus.
?Aimer est une aventure dangereuse. Chacun en est conscient et, pourtant, tous, nous préférons prendre le risque d'aimer plutôt que de vivre sans. Mais pourquoi ? Dans ce livre, Claude Béata nous invite à un voyage unique au coeur du phénomène universel de l'attachement en prenant le temps de visiter beaucoup d'espèces animales sans jamais oublier l'être humain. De l'amour maternel débordant des chattes au deuil sans oubli des éléphants, des amitiés indéfectibles des dauphins à la jalousie violente des singes, de la loyauté parfois pathologique des chiens à l'apparente fidélité exemplaire des oiseaux, toutes les étapes du voyage révèlent le foisonnement de la vie et l'importance du lien, mais aussi la continuité entre les espèces sans nier la singularité de notre condition humaine. Mêlant les faits scientifiques les plus pointus et les anecdotes, alliant l'humour et l'analyse, ce livre traite donc de ce sujet qui est au coeur de la vie de chacun et à la base de la souffrance de beaucoup : l'amour, de ses racines biologiques à ses conséquences les plus imprévisibles et parfois les plus amusantes. Claude Béata est vétérinaire comportementaliste, diplômé des Écoles nationales vétérinaires françaises et membre du Collège européen de médecine vétérinaire comportementale. Spécialiste de l'attachement, il a notamment publié La Psychologie du chien, qui a eu beaucoup de succès.
Au VIIe siècle, sous la dynastie des T'ang, la Chine connut une des périodes les plus fastueuses de son histoire qui, pendant plus de vingt ans, sera dominée par une femme exceptionnelle, l'unique " empereur " que la Chine connut jamais. Elle a pour nom Wou Tchao. Favorite de l'empereur, douée d'une grande intelligence, dévorée d'ambition, elle usurpa le pouvoir à force d'intrigues de palais avant d'imposer sous son nom une nouvelle dynastie et de se sacrer elle-même empereur. Son nom devint dans tout l'Empire synonyme de meurtres, de tortures, de cruauté, de guerres et de rébellions noyées dans le sang. C'est l'histoire de l'Impératrice Wou Tsô-t'ien qui nous est racontée ici par son propre petit-fils. Le lecteur découvrira dans L'Impératrice de Chine la figure légendaire du juge Ti : il apprendra comment ce dignitaire intègre et courageux vaincra la grande despote et restaurera la dynastie des T'ang. Editeur : Picquier Date de parution : 1998 Description : In-12, 268 pages, broché, occasion, très bon état. Envois quotidiens du mardi au samedi. Les commandes sont adressées sous enveloppes bulles. Photos supplémentaires de l'ouvrage sur simple demande. Réponses aux questions dans les 12h00. Librairie Le Piano-Livre. Merci. Référence catalogue vendeur: 57104
Résumé : Janvier 1940. Dans un hôtel d'Istanbul, un tueur tente d'abattre un citoyen britannique et le rate de peu. Graham s'en sort avec une balle dans la main. Les autorités turques ont tout intérêt à rapatrier sain et sauf cet ingénieur expert en armements. Le Sestri Levante, un petit cargo italien qui assure la entre Istanbul et Gênes, semble le moyen le plus approprié. L'identité de ses neuf passagers a été soigneusement vérifiée. Mais, une fois à bord, il devient clair que quelqu'un est passé à travers les mailles du filet, quelqu'un qui veut que Graham n'arrive pas vivant à destination.
« Ma mort me fut aussi douce que la pointe du roseau trempant ses fibres dans l?encrier, plus rapide que l?encre bue par le papier. » Ainsi parle Rikkat, la calligraphe ottomane, d?une voix flottant entre ombre et lumière, alors qu?elle entreprend le récit de sa vie. En 1923, adolescente, elle sait déjà que rien ne pourra la détourner de la calligraphie. Pourtant, la même année, rompant avec l?Islam, la république d?Atatürk abolit progressivement la langue et l?écriture arabes au profit d?une version modifiée de l?alphabet latin. Serviteurs d?Allah et des sultans, les « ouvriers de l?écriture » sont mis au rebut et leurs écoles délaissées. Dans l?une d?elles se croisent Selim, l?ancêtre virtuose, et Rikkat, chargée de fournir papier et roseaux taillés à ces vieillards tenus en mépris par le nouveau régime. Le suicide de Selim va sceller un pacte inviolable entre la jeune élève et l?art des calligraphes. Avant de mourir, l?homme lui a légué son écritoire et son encre d?or, et il lui lèguera bien davantage au cours de ses facétieuses visites d?outre-tombe. Mais la passion de la calligraphie possède Rikkat autant qu?elle la dépossède : sa vie de femme et de mère n?est qu?une succession de ruptures et d?abandons. Et c?est toujours dans l?écriture qu?elle s?épanche, communiquant alors aux arabesques une émotion qui humanise et modernise cet art immémorial. Mêlant le monde méconnu des pratiques scripturales - royaume de l?étrange et du mysticisme - et la Turquie contemporaine livrée aux influences occidentales, Yasmine Ghata signe un premier roman classique et inspiré.
Un R figure sur les vêtements de Rosalie, un S sur ceux de Sidonie, un M sur ceux de Mélanie. C'est une idée de maman. Ainsi tout le monde peut reconnaître ses trois filles, des triplées âgées de six ans, qui se ressemblent comme trois gouttes d'eau. Pour s'amuser, Rosalie, Sidonie et Mélanie échangent un jour leurs vêtements.
Souriceau a une envie folle d'aller à l'école ! Sa mère, un peu inquiète, finit tout de même par le laisser partir. Et, hop ! le voilà qui entre dans une classe pleine d'enfants et se glisse derrière des livres posés sur l'étagère du fond. Passionné, il écoute attentivement la leçon. Mais, le lendemain, la maîtresse, qui a horreur des souris, le découvre et le chasse. Que va-t-il devenir ?
Orpheline à seize ans, Sai, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes soeurs, se retrouve chez son grand-père, juge de district à la retraite, dans le Nord de l’Inde. Elle va connaître les enchantements et les désarrois du premier amour, sous l’oeil distrait du cuisinier de son grand-père, le père de Biju. Biju, quant à lui, attiré par le mythe américain, s’est expatrié à New York mais la sordide réalité est loin du rêve : solitude, dénuement, exploitation seront son lot. Déçu par l’Occident, coupé de sa culture, il n’a plus qu’à rentrer au pays.
LA PRESENTATION DE L'EDITEUR : "Certainement que tout ça a dû lui trotter dans la tête, la situation épouvantable du moment dont tout le monde parlait, la nouvelle misère sociale et les exclus, parce qu'aux premières lueurs de l'aube j'avais eu droit à mon coup de fil, il avait pas mal gambergé pendant la nuit, j'ai pas mal gambergé, tu sais, et il avait une idée à me proposer." En dix nouvelles désopilantes ou tragiques, une galerie de personnages se croisent dans ce recueil où Ravalec atteint le sommet de son art. Court roman de quatre-vingts pages, le premier texte, qui donne son titre à ce volume, raconte l'épopée burlesque d'un SDF qui décide de se porter candidat aux élections présidentielles contre Jacques Chirac : une uchronie irrésistible, une des meilleures fictions de Ravalec ... Vincent Ravalec : Né en 1962, il a publié six recueils de nouvelles aux Editions Le Dilettante, ainsi que trois romans, parmi lesquels "Wendy" et "Cantique de la racaille", prix de Flore en 1995, qu'il a lui-même adapté et réalisé au cinéma. Ce livre est un recueil de nouvelles dont la première, La Vie moderne donne son titre au livre. Assez longue, elle retrace l'histoire désopilante d'un SDF qui choisit de se porter candidat aux élections présidentielles contre Jacques Chirac. Les autres nouvelles mettent en scène des personnages toujours un peu en galère, souvent aux limites de la légalité et dont les aventures cocasses ou cruelles reflètent la société des années 90.
"Le chien tendit vers elle sa grosse tête au poil crasseux. Elle retint sa main par crainte de la vermine. Elle noya son regard dans le regard calmement éploré, calmement suppliant, et toute l'humanité et l'inconditionnelle bonté de l'animal docile lui remplirent les yeux de larmes, elle désira ardemment être lui et sut alors que le passage viendrait naturellement et à son heure." Ladivine nous entraîne dans le flux d'un récit ample et teinté de fantastique. Comme dans Trois femmes puissantes, Marie NDiaye déploie son écriture fluide et élégante, riche d'une infinité de ressources qui s'offrent au lecteur avec une fascinante simplicité.
Elle a dix-sept ans. Elle est encore plus belle que riche. Elle s'appelle Lorenza Davanzati, c'est une Médicis. Promise par son oncle, le Grand-duc Ferdinand, à Antoine de Sarrance, un proche d'Henri IV, elle doit remettre le roi dans de bonnes dispositions envers sa femme, la reine Marie. Mais quelqu'un a juré que quiconque épouserait Lorenza périrait. Au cœur des intrigues de la cour, elle déchaînera les passions alors que l'Histoire s'écrit dans le sang...
« J?ai rencontré Pimprenelle vers la fin du xxe siècle? La femme la plus légère de la création, la plus seule, portée par la grâce, la plus instable, la plus étrange, la plus candide et la plus cinglante, la plus bizarrement habillée, une fille irrésistible avec des yeux gris et des cheveux fins. » Et si la première impression n?était pas la bonne ? Que se passe-t-il quand on s?endort près d?un ange de douceur et qu?on s?éveille dans les bras d?une névrosée, maniaque et misanthrope ? Qu?est-ce qu?une vie réduite aux mètres carrés d?un appartement parisien, à la violence domestique, à la jalousie morbide ? Et la liberté, serait-ce alors de partir, seul dans l?espace, sans attaches dans la ville, tel un cosmonaute ? Dès son premier livre, Le Chameau sauvage, il y a eu un style Jaenada : la douleur et le rire, la comédie et la tragédie, l?autodérision et la tendresse lucide.
Il est temps pour la petite sorcière d'aller à l'école. Mais elle n'en a pas envie : elle a trop peur de se retrouver avec un tas de petites sorcières et de petits sorciers qu'elle ne connaît même pas ! Après une première journée calamiteuse, la petite sorcière a une idée diaboliquement magique, une idée qui va peut-être tout changer...
Pas facile d'être princesse ! Parfaite en sait quelque chose. Ses parents l'ont appelée ainsi, car ils veulent qu'elle soit " unique, grande, intelligente et belle jusqu'au ciel " ! Pour eux, c'est tout naturel. Mais pour elle, quelle vie ! Apprendre à broder, à parler russe et chinois, à cultiver les bégonias : Parfaite ne peut plus mettre le nez dehors. Jusqu'au jour où elle sort du château familial et se pose la question fatale : mais, au fait, qui est parfait ?
Lorsque David lui apparaît en rêve, Raj se retrouve projeté dans son enfance: les champs de canne, un père à la violence prévisible, la tendresse maternelle, les jeux près de la rivière avec ses frères, le soleil brûlant, les pluies diluviennes. Un bonheur précaire balayé par un cyclone, et l'installation de la famille près de la prison où vivent de mystérieux réfugiés. Le 26 décembre 1940, l'Atlantic a accosté à Port-Louis avec, à bord, quelque 1500 Juifs, refoulés de Palestine et déportés à l'île Maurice, alors colonie britannique. À cette époque Raj ignore tout du monde et des tragédies qui s'y déroulent. Au soir de sa vie, il est rattrapé par le souvenir de ces événements qui l'ont marqué au fer rouge. Et par la honte d'être un homme.