Alliance Française de Philadelphie Library Catalogue
La 4e de couverture indique : "L'enfant à la peau argentée, déposé par la mer sur la plage de Cap de Chien, n'est pas un enfant comme les autres. Ses mains et ses pieds sont palmés, et il a une nageoire dans le dos...Tant que les villageois accepteront Fado parmi eux, ils ne manqueront de rien : la mer leur offrira de quoi vivre. Mais qu'arrivera-t-il si l'enfant de la mer est un jour rejeté ?"
Théo et Quentin ont la même passion: les dinosaures. En découvrant dans une grotte un passage secret, les deux amis accèdent à un mystérieux monde perdu... Là-bas, ils croiseront le chemin de vrais dinos, mais surtout... d'un énorme tyrannosaure!
Geoffroy et Nicolas se sont disputés. Ils vont se battre à la récré ! Pour rien au monde la bande de copains ne raterait cette bagarre... Une histoire amusante où l’on apprend que la meilleure solution est souvent de discuter.
" Plume se lève dès l'aube, plonge et repère les huîtres accrochées à leur rocher. Il les arrache avec son couteau, puis remonte à a surface. S'il y a une perle dans l'huître, il la range soigneusement dans un petit sac. " Plume a cassé le gouvernail du Bon Appétit. Sa punition est terrible : il doit récolter cent perles pour rembourser les dégâts : Heureusement, ses amis ne sont pas loin...
Deux sœurs, deux destins et deux façons de survivre à la guerre et à l'envahisseur. Un grand roman sur l'amour, la liberté, les idéaux et sur le rôle des femmes pendant la guerre. France, 1939. Dans le village de Carriveau dans la Loire, Vianne Mauriac fait ses adieux à son mari qui part au front et se retrouve seule avec sa fille. Elle ne peut imaginer que les nazis vont envahir le pays. Pourtant, lorsqu'un capitaine allemand réquisitionne sa maison, elle est forcée d'accueillir un officier sous son toit. Et fait le choix de protéger sa fille avant la liberté de son pays... Sa sœur Isabelle, 18 ans, a passé son enfance dans des pensionnats depuis la mort de leur mère, et son père décide de l'envoyer vivre avec Vianne. Mais son tempérament rebelle met en danger leurs vies à toutes. Isabelle décide donc de partir vivre à Paris, le jour de l'entrée des Allemands dans la ville. Impétueuse et pleine d'idéaux, elle s'engage très vite dans la Résistance sous le nom de code " Le Rossignol " et fait régulièrement passer des aviateurs anglais en Espagne. Deux sœurs, deux destins et deux façons de survivre à la guerre et à l'envahisseur. Un grand roman sur l'amour, la liberté, les idéaux et sur le rôle des femmes pendant la guerre.
Imaginez : vous vous baladez sur les quais de San Francisco un dimanche, quand soudain une bohémienne vous saisit la main pour y lire votre avenir. Amusé, vous vous laissez faire, mais son regard se fige, elle devient livide. Ce qu'elle va finalement vous dire, vous auriez préféré ne pas l'entendre. À partir de là, rien ne sera plus comme avant, et il vous sera impossible de rester sur les rails de la routine habituelle. C'est ce qui va arriver à Jonathan. À la suite de cette rencontre troublante, il va se retrouver embarqué dans une aventure de découverte de soi ponctuée d'expériences qui vont changer radicalement sa vision de sa vie, de la vie... " La leçon de bonheur. " Pierre Vavasseur – Le Parisien / Aujourd'hui en France À chaque nouveau roman de Laurent Gounelle, on brûle d'envie de connaître quelle question existentielle peut bien se cacher derrière la belle formule de son titre. Dans Le Jour où j'ai appris à vivre, c'est à travers l'histoire d'un homme prêt à tout pour faire mentir les funestes présages d'une diseuse de bonne aventure, qu'il nous interroge sur notre capacité à maîtriser le cours de notre vie. On entre dans ce roman initiatique par son intrigue habilement ciselée et on y reste en pensant très fort à soi !
Une vieille dame erre dans Alger. Elle cherche la tombe de ses enfants, Mehdi et Mériem, égorgés voilà quarante ans, parce que le FLN soupçonnait leur père d’avoir trahi. Après la tragédie, elle est retournée vivre en Suisse, son pays, en essayant d’oublier. Aujourd’hui elle veut renouer avec ce passé, et revoir Nassreddine, l’homme qu’elle a aimé, le père des deux enfants. Jallal, le petit marchand sans famille, accepte de lui servir de guide. Mais ils tombent aux mains des combattants d’Allah. Nassreddine parviendra-t-il à la rejoindre avant que son destin ne soit tranché par la lame d’un couteau ? La même violence bestiale va-t-elle resurgir quarante ans après ? C’est la question d’Anna et celle de tout ce roman, salué comme une révélation de la jeune littérature algérienne, et couronné par le prix Rachid Mimouni 1999.
La Hague… Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu’il arrache les ailes des papillons. C’est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l’automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu’elle voit Lambert, c’est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d’un certain Michel. D’autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l’ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L’histoire de Lambert intrigue la narratrice et l’homme l’attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables ? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire. Sur la pointe de la Hague, un homme revient quarante ans après sur le lieu du naufrage de ses parents et de son petit frère. La narratrice, une étrangère au pays, va peu à peu découvrir le mystère et les secrets de cette noyade, et mettre à jour les liens complexes unissant certains habitants du bourg. Prix des lectrices de Elle 2009.
Un nouveau lecteur se présente à la bibliothèque municipale. Catastrophe ! C'est un ogre qui dévore un à un tous les livres... Bientôt, la bibliothèque sera complètement vide ! Gafi et ses amis réussiront-ils à piéger le terrible croqueur de livres ?
Sarah n'a pas envie d'aller à l'école aujourd'hui. Depuis qu'elles se sont disputées, Catherine ne lui parle plus... Mais Sarah va découvrir qu'elle peut se faire d'autres amies ; et Carmen, elle est vraiment chouette, comme copine !
Vous voulez savoir comment changer en or les couteaux de votre mémé ? Vous voulez guérir les blessures, devenir invisible, marcher les pieds en l'air et la tête en bas ?... N'hésitez plus, ouvrez ce livre. Les secrets véritables du Grand Albert sont à vous, maintenant.
«Le Temps qui passe a posé sur mes lèvres un léger baiser, et le voilà qui se met à rire : à moins que ce ne soit moi, Dominique, en train de rire à travers ce misérable suppôt du Diable. Entre le Temps qui passe et moi, maintenant, circule un tourbillon de violence. Je le mords. Il pousse un cri. Il tombe. Avec précaution, j'avance le pied sur le tapis de ma grande pièce pour m'assurer que je l'ai bien tué. Oui, il a disparu sans laisser la moindre trace de son passage en éclair. Mon triomphe m'a mise en appétit. Boire un café bien chaud et savourer deux tranches de pain beurré, cela suffit à me ramener dans la zone voluptueuse du Temps qui ne passe pas, qui ne passera jamais. Pourquoi ?» Dominique Rolin avait déjà défié la mort dans son dernier livre, "Le Futur immédiat" : "Je ne mourrai jamais parce que j'en suis incapable." ... L'auteur brocarde en riant cette statue du Commandeur qui s'avance d'un pas chaque jour vers chacun d'entre nous. "La griffe effroyable de Dieu ne me fait pas peur", ricane-t-elle. Les provocations de cette vieille dame indigne qui funambule gaiement au bord des tombeaux en s'arrogeant l'éternité, ça vous a une allure folle. Dans le prolongement de Futur immédiat, cette Lettre est une nouvelle invitation à partager le bonheur de Dominique Rolin : aimer Jim et écrire jusqu'au dernier souffle.
" Nous vivons désormais dans le "présent perpétuel" prédit par Debord. Oh, sinistre prestige de la table rase, conjugué à la tyrannie du spectacle... De plus en plus souvent, les romans qui agitent l'opinion donnent à pressentir une littérature sans mémoire, une communauté réduite aux caquets de l'autobiographie, maigrelette et touche-pipi, jetant des anathèmes pathétiques sur l'imagination qui lui fait défaut, arpentant les champs de bataille cathodiques, parée de fausses-vraies balafres et de peintures de guerre tendance, fixant sur la caméra un regard terrible : "J'ai l'air assez barbare, là ?" Et il arrive, oui, que l'on trouve cela délicieusement barbare. "
Christine Montalbetti raconte neuf petits déjeuners qu'elle a pris, les uns, dans des circonstances privées, les autres, dans des contextes institutionnels, avec quelques écrivains. Ces récits constituent des hommages discrets et délicats à ces auteurs, dont le portrait n'est jamais appuyé, mais seulement esquissé, presque fantomatique. Car ces textes s'inquiètent (et s'amusent) de notre fascination pour ce tout ce qui est "people" et qui hante le discours contemporain. Ils interrogent, implicitement ou dans un jeu explicite, notre curiosité, et les motivations de cette attente. Jouant avec notre désir, Christine Montalbetti, comme les personnages de ses Nouvelles sur le sentiment amoureux aime à pratiquer l'esquive. Les écrivains traversent ces petits déjeuners comme des présences douces, et le récit s'attache bien plutôt à saisir des états intérieurs, au travers de ces narrations, variées, contemplatives, humoristiques ou mélancoliques, et qui convergent vers un petit déjeuner dans un hôtel japonais qui se laisse furtivement gagner par le fantastique. Slalomant sur la difficile frontière entre ce que l'on révèle et ce que l'on retient, Christine Montalbetti fait aussi de ces Petits déjeuners... l'occasion d'un autoportrait ténu, dispersé, fragile.
" Elle portait des cheveux un peu plus longs que par le passé. Sa blondeur s'était mêlée d'argent. Son visage gardait la beauté simple qui en était la marque. A peine les rides l'avaient-elles tissé d'un mince réseau de blessures. Le temps s'était déposé en elle, avec sa fatigue et son poids, comme une poussière. Etaient-ce les années vécues sans la voir qui me faisaient la croire plus jeune qu'elle n'était en vérité ? " A la mort de sa mère, le narrateur revient sur les lieux de son enfance, dans une petite ville du Nord inondée par la crue d'une rivière. Durant les trois jours qu'il passera là surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétante du père absent dont la légende dit qu'il est mort dans une guerre lointaine. Roman poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l'amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve.
Aziz aime Coralie, miss chichis. Mais elle change tout le temps d'amoureux...
C'est la rentrée ! Il y a un nouvel élève dans la classe : Pablo. Mais ce nouveau camarade est bizarre : il affirme qu'il vole et qu'il a des tigres...
De retour de vacances Ratus réunit ses amis pour leur raconter les fantastiques aventures qu'il a vécues. Avec des questions en images pour tester la compréhension du texte.
L'album du film
Blu et Perla sont les derniers représentants des aras bleus, espèce de perroquets en voie de disparition. Tulio, un scientifique brésilien, parvient à convaincre Linda, la maitresse de Blu, d'emmener le perroquet à Rio, à la rencontre de Perla. Mais des braconniers ne tardent pas à enlever les deux oiseaux...
Brasserie parisienne, restaurant étoilé, auberge gourmande, bistrot gastronomique, taverne mondialisée, cantine branchée, Mauro, jeune cuisinier autodidacte, traverse Paris à vélo, de place en place, de table en table. Un parcours dans les coulisses d'un monde méconnu, sondé à la fois comme haut-lieu du récit national et comme expérience d'un travail, de ses gestes, de ses violences, de ses solidarités et de sa fatigue. Au cours de ce chemin de tables, Mauro fait l'apprentissage de la création collective, tout en élaborant une culture spécifique du goût, des aliments, de la commensalité. A la fois jeune chef en vogue et gardien d'une certaine idée de la cuisine, celle que l'on crée pour les autres, celle que l'on invente et que l'on partage. Maylis de Kerangal est romancière. Elle est notamment l'auteure de Réparer les vivants (Verticales, 2014), et lauréate du Grand Prix RTL-Livre 2014, Prix du Roman des étudiants France Culture-Télérama 2014, du Prix Orange du livre et du Prix Relay des voyageurs " Europe 1 "
Anil est un jeune Indien qui commence des études de médecine dans le Gujarat puis part faire son internat aux États-Unis. Sa redoutable mère rêve pour lui d'une union prestigieuse. Or, depuis qu'il est petit, elle le sait très proche de Leena, la fille d'un métayer pauvre. Quand celle-ci devient une très belle jeune fille, il faut l'éloigner, en la mariant au plus vite. Les destins croisés d'Anil et de Leena forment la trame de ce roman - lui en Amérique, qui est loin d'être le paradis dont il rêvait ; et elle en Inde, où sa vie sera celle de millions de femmes victimes de mariages arrangés. Ils se reverront un jour, chacun prêt à prendre sa vie en main. Mais auront-ils droit au bonheur ? Un roman d'amour et d'initiation, une merveilleuse déclaration à la vie et une incitation à combattre toutes les injustices.
Roman épistolaire construit à rebours, ce récit relate le mariage d’Ingrid et de Gil Coleman, son professeur de littérature, de vingt ans son aîné. Quinze ans plus tard, Ingrid, lassée des absences répétées de son mari, disparaît, laissant une série de lettres dans lesquelles elle revient sur l’histoire de son mariage. Une finesse et une subtilité inouïes. Un livre qui interroge toutes les facettes de l’amour. Olivia de Lamberterie, Télématin. Une justesse et une maîtrise surprenantes. Des thèmes à la fois universels et intimes qui ébranlent. Laurence Caracalla, Le Figaro magazine. Un dispositif narratif d’une efficacité redoutable. Véronique Cassarin-Grand, L’Obs. La délicatesse psychologique dont fait preuve la romancière n’a d’égal que son talent de paysagiste, qu’elle s’attache à dépeindre la clarté de l’air estival ou l'effervescence brouillonne d’une tempête. Nathalie Crom, Télérama. Traduit de l’anglais par Mathilde Bach
Emile a quinze ans. Il vit à Montargis, entre un père doux-dingue et une mère qui lui teint les cheveux en blond depuis toujours, parce que, paraît-il, il est plus beau comme ça. Quand la fille qui lui plaît plus que tout l'invite à Venise pour les vacances, il est fou de joie. Seul problème, ses parents décident de l'accompagner. C'est l'histoire d'un adolescent né dans une famille inclassable, l'histoire d'un premier amour, miraculeux et fragile, d'un voyage initiatique et rocambolesque où la vie prend souvent au dépourvu, mais où Venise, elle, sera au rendez-vous. Un road-book dans l'esprit de Little Miss Sunshine et dans la lignée de La Vie devant soi, où l'humour se mêle à l'émotion. Récemment adapté au cinéma par son propre auteur, Ivan Calbérac, Venise n’est pas en Italie nous fait découvrir le parcours d’une famille pas comme les autres. C’est à travers Émile, un ado de quinze ans, qu’on rencontre ses parents, vivant dans une caravane, et leur rocambolesque voyage en Italie. Feel-good book à la fibre initiatique, le roman regorge de moments d’humour et de tendresse. Parfaitement construit, le récit est porté par le charisme de son personnage principal, qui nous invite à regarder le monde autrement, malgré l’adversité. Une leçon de vie rafraîchissante !
Gafi va bientôt avoir 800 ans ! Pour fêter cet événement, les enfants aimeraient lui préparer une grande, une grosse, une énorme surprise ! Et ils ne vont pas manquer d'idées...
Retrouve Oui-Oui et ses amis au Pays des Jouets, dans une histoire pleine de rebondissements, et amuse-toi avec eux grâce aux pages de jeux que tu découvriras à la fin du livre !
La chipie apprivoisée. Qui prend pour soi les plus beaux jouets, les plus gros gâteaux, qui hurle "moi, moi, moi" pour essuyer le tableau ? C'est Mélanie Pilou ! Elle veut tout voir, tout savoir, tout avoir. Et si on la contrarie, que de cris ! Mais un jour, les enfants en ont assez. Ils décident de défier son sale caractère...
Un R figure sur les vêtements de Rosalie, un S sur ceux de Sidonie, un M sur ceux de Mélanie. C'est une idée de maman. Ainsi tout le monde peut reconnaître ses trois filles, des triplées âgées de six ans, qui se ressemblent comme trois gouttes d'eau. Pour s'amuser, Rosalie, Sidonie et Mélanie échangent un jour leurs vêtements.
" C'était une ambiance bizarre, ces mômes lisant le Journal de Mickey et qui se battaient pour la moitié d'une cigarette, les cheveux coupés, et les costumes en Tergal datant au minimum du Front populaire, celui qui criait dans la cour, et l'autre qui ramassait les mégots et les fumait dans du P.Q., au bout de vingt-quatre heures, moi aussi j'étais dans le ton, et si on me demandait pourquoi j'étais tombé, je disais comme les autres, vol de sucettes et recel de bâtons, ouarf, ouarf. " Empêtrés dans le quotidien, victimes de la faute " à pas d'chance ", voleurs, paumés, un peu dealers, à deux doigts du pire comme du meilleur, les personnages de Ravalec accumulent les galères. Mais Serge, Moshe, Ahmed ou Sabrina s'en fichent. Parce que l'important, c'est " l'argent et les gonzesses ". Alors on improvise. De nouvelle en nouvelle, de galères en aventures burlesques, Vincent Ravalec brosse le portrait satirique de la comédie humaine version années 90. Vol de sucettes, recel de bâtons est un recueil de nouvelles qui met en scène des personnages à demi paumés, un peu voleurs, un peu dealers, bref des gens toujours en galère dont les aventures souvent cocasses reflètent la société des années 90.
Tu vois Maria, je l'ai terminé, mon livre. C'est un peu grâce à toi. Les nuits que j'ai passées à écrire Anissa Corto sont des nuits où je n'ai pensé qu'à ton regard par-dessus mon épaule. J'ai tenté, à chaque phrase, de deviner tes exclamations, ton étonnement, tes doutes. Il m'est arrivé de te retrouver à Sâo Paulo, pour écrire auprès de toi. Auprès de toi, je n'écrivais pas beaucoup. J'ai très peur de ta réaction à présent. Ce que je pensais être immense, parcouru par tes yeux, va s'excuser d'avoir été écrit. C'est trop tard. Mon style va se retrouver en slip au milieu de la cour. Tout est là, en place, imprimé, figé, définitif, tout est là qui t'attend et te craint. J'essaie de gagner du temps, mais tu es peut-être déjà en train de regarder la couverture, d'ouvrir le livre, d'isoler quelques bribes au passage, prélevant, à la manière des chimistes, les échantillons qui te suffiront pour juger l'ensemble. Je ne peux plus reculer ; il ne me reste qu'à te faire face. Ou à fuir. Je n'ai pas essayé de faire le malin. Tu n'aurais pas été dupe ; j'ai voulu suivre ma pente naturelle, sans jamais forcer les mots, sans jamais chercher à impressionner quiconque, et surtout pas toi. Tu verras, je serai tour à tour pathétique et excessif, lyrique et névrosé. Comme dans la vie. Je serai tour à tour moimême. Anissa Corto, ce n'est pas Madame Bovary, d'accord, mais c'est moi. Voilà, je me tais. Je te laisse. Comme chaque fois que je sors un livre, je me sens minuscule ; surtout à côté de mes maîtres, les grands, les morts, que je salue debout sur mon escabeau. Je t'aime. Yann Cernes mauves, ventre creux, sans nulle part où aller, je sortais. Je m'inventais des buts : acheter Libération gare de l'Est, Le Figaro aux Invalides ou Le Monde sur les Champs. J'allais à la vidéothèque voir Jean Yann (une des grandes figures de l'année 1972). Si je retournais dans les années soixante-dix, c'est parce que dans les années soixante-dix, les années quatre-vingt-dix n'existaient pas. La vie est peuplée de fantômes, pensées violentes, réminiscences douloureuses, qui habitent le narrateur. Son plus grand amour, une noyée de quatre ans, le hante alors que cette disparition marque au fer rouge son coeur d'enfant et l'année 1972. Une année interminable qui s'étire jusqu'à l'âge adulte et le garde emprisonné dans son élan mortel. Quand apparaît Anissa Corto, le narrateur croit pouvoir oublier ses fantômes. Commence alors pour lui une autre traversée du désert amoureux : une passion pour un être qui semble intouchable... Yann Moix étonne par son style, d'une beauté souvent touchante. Les mots justes s'articulent avec harmonie pour composer un texte au thème renouvelé : les amours inconsolées et inconsolables, la passion comme un état impérieux, sans merci. La solitude enfin implacable. Avec Anissa Corto, Yann Moix ajoute une voix nouvelle au genre et creuse loin dans l'âme humaine. --Hector Chavez Avec son troisième roman, "Anissa Corto", Yann Moix franchit une étape. Son style, en dépit de quelques scories - préciosités inutiles et métaphores pesantes -, s'affirme. Sa passion d'écrire est manifeste, son sens du récit aussi. En six parties et un épilogue, "Les cimetières sont des champs de fleurs" (reprenant le titre de son précédent livre), il livre ses sombres variations sur l'amour, la mort, la société. C'est subtilement construit, à partir d'un événement dans la vie du narrateur : la noyade, à l'été de 1972, d'une petite fille de son âge - six ans -, qu'il nomme Anne (sans être tout à fait sûr, au bout du compte, au fil du temps, que c'était vraiment son prénom). Méditations sur le deuil, le souvenir... Chômeur diplômé d'école de commerce, notre anti-héros endosse dans les années 90 le costume de Donald Duck à Disneyland-Paris. Ce personnage de canard impulsif lui sert de psychanalyse. C'est un rêveur qui n'a vécu que des amours banales, et une tentative de suicide depuis que Paris rempli de promesses l'a trahi. Il n'a jamais parlé à Anissa Corto, et pourtant il vit une véritable histoire avec elle, avec ses joies, ses surprises, ses déceptions. Il raconte cet amour solitaire. Car il semble que pour Yann Moix, l'amour existe avant tout dans l'imaginaire de celui qui l'éprouve. Il le dit ici avec des mots choisis, dans un récit émouvant et sensuel qui dénonce aussi toute l'horreur sociale de notre époque.
Souriceau a une envie folle d'aller à l'école ! Sa mère, un peu inquiète, finit tout de même par le laisser partir. Et, hop ! le voilà qui entre dans une classe pleine d'enfants et se glisse derrière des livres posés sur l'étagère du fond. Passionné, il écoute attentivement la leçon. Mais, le lendemain, la maîtresse, qui a horreur des souris, le découvre et le chasse. Que va-t-il devenir ?
Il est temps pour la petite sorcière d'aller à l'école. Mais elle n'en a pas envie : elle a trop peur de se retrouver avec un tas de petites sorcières et de petits sorciers qu'elle ne connaît même pas ! Après une première journée calamiteuse, la petite sorcière a une idée diaboliquement magique, une idée qui va peut-être tout changer...
Insomniaque, sous le choc d'un diagnostic médical alarmant, Franz Ritter, musicologue viennois, fuit sa longue nuit solitaire dans les souvenirs d'une vie de voyages, d'étude et d'émerveillements. Inventaire amoureux de l'incroyable apport de l'Orient à la culture et à l'identité occidentales, Boussole est un roman mélancolique et enveloppant qui fouille la mémoire de siècles de dialogues et d'influences artistiques pour panser les plaies du présent. Après Zone, après Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants, après Rue des Voleurs... l'impressionnant parcours d'écrivain de Mathias Enard s'épanouit dans une magnifique déclaration d'amour à l'Orient. Une nuit de souvenirs, de méditation, de parcours de vies, de rêves « au tiède soleil de l'espérance » sur fond de maladie et de rencontres manquées. Une sorte de testament historique, littéraire, archéologique, musical... Une défense sous forme d'inventaire des beautés, heurs et malheurs de l'Orient et son influence sur l'Occident. Brillant !
" Il n'y a ni coupable ni victime dans cette histoire. Il n'y a pas d'explication pour les histoires qui se terminent mal. J'ai assisté impuissante à la fin d'un amour qui m'avait servi de modèle, puis de repoussoir. Il n'y a que l'absence si longue, cette difficulté à dire et cette incapacité à se taire. Et si mon père ou ma mère avait survécu, avait tué sans se donner la mort ? Je sais, bien sûr, que lui n'aurait jamais tiré. Il a été trop aimé et elle pas assez. Elle ne pouvait plus voir le monde sans les yeux qu'elle avait adulés. Elle a levé son arme, une belle matinée de juillet. Un samedi paresseux où l'on s'apprête à ne rien faire. "
"Quinze ans que nous nous sommes perdus de vue. J'avais tout bonnement oublié son existence. Les nièces fininssent toujours par se rappeler à vous. Gamines, elles vous montrenht leurs cuisses nues et leur dent de travers, elles laissent dans leur sillage une odeur de vice mal éclos. Quand elles sont en âge de séduire, elles vous oublient, mais à la première crise, elles viennent vous demander de légitimer leur existence. Elles font appel à l'oncle comme une diva fait appel à son plus vieil admirateur." Parler de soi sans intention calomnieuse? Autant cracher dans un puits vide. Ici, on abuse de sentimentalité, mais les baisers sont à l'arsenic. Ici, on ne respecte que le protocole du dégoût, on ne joue qu'à l'ombre du mancenillier, car aller à la recherche de ses origines, c'est commencer une entreprise de démolition.
" Ecrire à Montréal, qu'est-ce à dire ? demande Gilles Marcotte. Ecrit-on différemment si l'on vit à Paris, à Tokyo ou à Grand Rapids ? " Qu'est-ce, en somme, que l'écriture montréalaise ? Autrement dit, qu'est-ce que Montréal ? Quel est le visage, quel est l'esprit de cette ville, telle que la donnent à voir non seulement les livres écrits sur elle, mais aussi, mais surtout les livres écrits en elle, dans son air, sous son influence, dans le milieu pluriel, désordonné, polyphonique de ses rues et de ses quartiers ? A ces questions (et à bien d'autres), les écrits rassemblés ici tentent, sinon d'apporter des réponses, du moins de faire écho et de donner suite, à travers la lecture et la méditation d'œuvres grandes ou obscures, écrites il y a un siècle et demi ou dix ans à peine, en français ou en anglais, mais qui ont toutes Montréal pour décor et pour objet, volontaire ou non. Des Mystères de Montréal au Matou, de Patrice Lacombe à Michel Tremblay, de Gabrielle Roy à Mordecai Richler, Montréal apparaît ici comme un lieu à la fois inachevé et incertain, dont le plus haut des cent clochers ressemble à une étonnante tour de Babel, image de l'écriture actuelle, d'où qu'elle vienne, et emblème de notre modernité.
Pas facile d'être princesse ! Parfaite en sait quelque chose. Ses parents l'ont appelée ainsi, car ils veulent qu'elle soit " unique, grande, intelligente et belle jusqu'au ciel " ! Pour eux, c'est tout naturel. Mais pour elle, quelle vie ! Apprendre à broder, à parler russe et chinois, à cultiver les bégonias : Parfaite ne peut plus mettre le nez dehors. Jusqu'au jour où elle sort du château familial et se pose la question fatale : mais, au fait, qui est parfait ?
Mignonnette est une princesse vraiment gâtée. Elle a tout ce qui lui plaît : une chambre du plus beau rose, vingt-six chats persans, un doudou de nuage, des biscuits miam miam... Pourtant, quelque chose lui manque son papa le roi est si occupé et si protégé par ses ministres et ses soldats qu'elle ne peut jamais être avec lui. Jamais ? C'est ce qu'on va voir ! Car, ce matin, Mignonnette est bien décidée à changer tout ça...
Chaussé de bottes ultrarapides, Gros-Tonneau l'ogre terrorise les villageois de Saint-Gigot. Mais, un jour, il apporte ses bottes magiques à réparer chez le cordonnier. Celui-ci pourra-t-il en profiter pour débarrasser son village du méchant ogre ?
La reine a une belle marmaille, douze enfants exactement, dont elle s'occupe énormément. Elle a des tas d'idées sur la façon de les éduquer. Mais elles ne sont pas toutes du goût du roi. Vexée, la reine s'en va avec tous ses petits. Et la marmaille, elle pense quoi, dans tout ça ?
1885. Disparition de Hugo. Apparition de Germinal. Voici, dans la France moderne et industrielle, les " Misérables " de Zola. Ce roman des mineurs, c'est aussi l'Enfer, dans un monde dantesque, où l'on " voyage au bout de la nuit ". Mais à la fin du prodigieux itinéraire au centre de la terre, du fond du souterrain où il a vécu si longtemps écrasé, l'homme enfin se redresse et surgit dans une révolte pleine d'espoirs. C'est la plus belle et la plus grande œuvre de Zola, le poème de la fraternité dans la misère, et le roman de la condition humaine. Livre de Poche n° 145 (1986) - Émile ZOLA Germinal - LIVRE DE POCHE n° 145 - Préface de Jacques DUQUESNE
Marguerite de Navarre (1492-1549), sœur de François Ier et reine de Navarre par son second mariage, est la grand-mère d'Henri IV. Marot a dit d'elle : " Corps féminin, cœur d'homme et tête d'ange. " Ce recueil est un des textes fondamentaux de la Renaissance et, entre Rabelais et Montaigne, l'un des trois plus importants. Il est constitué de nouvelles à l'italienne, au genre et au ton variés, racontées par des orateurs différents, enfermés par le mauvais temps dans une abbaye. Certaines histoires font rire, d'autres pleurer, de la farce à la comédie psychologique, de la violence extérieure à la violence des passions. Elles se veulent toutes actuelles et " véritables ", miroirs de l'homme, dans ses misères, dans " la fragilité des cœurs ". Entre chaque récit, les auditeurs confrontent leurs réactions et leurs interprétations. Le thème principal est l'amour, selon la morale, la société, la sexualité, la métaphysique : il s'achève alors en Dieu. Marguerite de Navarre est au XVIe siècle ce que Maupassant est au XIXe.
« J'aurais bien aimé que ce soit vraiment des Arabes qui pulvérisent les tours jumelles. Ça aurait enfin signifié qu'ils sont de nouveau capables de flirter avec le grandiose. Fini la dérive, bonjour l'audace. Du travail d'Arabes mais de chirurgiens arabes s'il vous plaît. Fiérot, je visionnais en boucle ces images délirantes depuis mon réveil. Très vite le réel détrôna la fiction et je compris tout seul que mon peuple était bien trop étriqué dans son calbute pour foutre un bazar aussi démesuré. Les images n'en perdaient pas pour autant de piquant mais ce jour-là je troquai mon keffi eh pour ma casquette des Yankees. Je m'étais réjoui trop vite, aucune performance à signaler du côté des merguez ce 11 septembre 2001. » Dans son nouveau livre, Saphia Azzeddine nous invite à entrer dans la tête d'un « héros anonyme » et à mesurer à quel point c'est effrayant d'être un « lambda » et de se sentir, pourtant, tout-puissant. » La presse en parle : Lire ¿ novembre 2011, Paris Match ¿ 10 novembre 2011, L'Express Style ¿ 9 novembre 2011 Éditions Léo Scheer, 2011
" Marguerite assise comme d'habitude, toute petite, à la grande table dans la pièce centrale qui donne sur le parc. On voit juste sa tête et ses épaules qui dépassent. Elle parle à voix haute, mais comme pour elle seule : - Il n'y a pas de roman sans amour. Dans mes livres, l'amour est là d'emblée, mais ce n'est pas en tant qu'amour qu'il est écrit, c'est en tant que scandale, dans sa portée dans la société qui est phénoménale comme la peste, comme le feu. Elle alterne le ton complice et le ton magistral. - Les désabusés, je ne les aime pas. Tu peux être désespérée mais pas désabusée." L'amie : c'est Marguerite Duras. Récit exceptionnel d'une amitié de trente ans entre deux écrivains. Dans la veine de Grand Reportage, Brèves et Le fils de mon fils, la subtilité et le style limpide de Michèle Manceaux rendent Marguerite Duras si vivante qu'on la découvre à la fois dans son intimité et plus profondément dans son oeuvre.
Odilon se régale en buvant l'encre des livres, mais il se sent seul. Il ne va quand même pas rester célibataire toute sa vie... Il aimerait tant pouvoir partager sa paille avec quelqu'un ! Et s'il mordait Carmilla ?
Tandis qu'Odilon aide son père à la librairie, il aperçoit un client à l'air complètement ahuri qui se livre à un étrange manège. On dirait qu'il flotte à dix centimètres du sol, comme un fantôme. Puis, le client inconnu commence à boire un livre avec une paille !
Un loup aux grandes dents et aux oreilles velues, c'est forcément effrayant ! Garou-Garou, lui, a peur des serpents, des araignées, des escargots, et surtout du noir... Aura-t-il peur, aussi, de Noémie ?
En classe, Maxime est toujours dans la lune... C'est normal : il rêve à ce qu'il pourrait faire pour épater sa maîtresse : lui écrire des poèmes ? devenir pompier ? Ah ! l'amour...
Bernard et Solal se rendent à la foire de St-Just. Sur le chemin, ils viennent en aide à un paysan dont la charrette est bloquée. Seulement, avec un écuyer comme Solal, même un changement de roue peut devenir compliqué. Surtout si un bandit s'en mêle...
Une soirée ordinaire, fin décembre à new York. Joan didion s’apprête à dîner avec son mari, l’écrivain John gregory dunne – quand ce dernier s’écroule, victime d’une crise cardiaque foudroyante. Pendant une année entière, elle essaie de se résigner à la mort de son compagnon et de s’occuper de leur fille, gravement malade. dans un récit sobre et sans complaisance, l’auteur raconte la folie du deuil et dissèque, entre sécheresse clinique et monologue intérieur, une expérience indicible – et sa rédemption par la littérature. Best-seller encensé par la critique aux États-unis, L’Année de la pensée magique, déjà considéré comme un classique, a été couronné par le national Book Award. Un livre bouleversant sur le deuil. Son deuil. Un style sans pareil, où même les larmes sont sèches. Claude Arnaud, Le Point.