Alliance Française de Philadelphie Library Catalogue
Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur "Mr. Bojangles" de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n'y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis. Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c'est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C'est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l'appartement. C'est elle qui n'a de cesse de les entraîner dans un tourbillon de poésie et de chimères. Un jour, pourtant, elle va trop loin. Et père et fils feront tout pour éviter l'inéluctable, pour que la fête continue, coûte que coûte. L'amour fou n'a jamais si bien porté son nom.
Une bibliothécaire tout ce qu'il y a de plus citadine et un fermier tout ce qu'il y a de plus rustique se croisent régulièrement, à leur grand agacement, au cimetière. Et puis, un beau jour, c'est le coup de foudre entre ces deux êtres que tout oppose. Un roman plein d'humour et de poésie. [SDM].
2 adolescents chinois de familles "intellectuelles" sont envoyés en rééducation à la campagne durant la révolution culturelle de 1966. Grâce à la lecture et à la culture, ils vont gagner quelques parcelles de liberté, connaître l'amour et perturber les habitudes ancestrales des villageois.
Décembre est un mois où les hommes se saoulent - tuent, violent, se mettent en couple, reconnaissent des enfants qui ne sont pas les leurs, s'enfuient, gémissent, meurent... "Oh..." raconte trente jours d'une vie sans répit, où les souvenirs, le sexe et la mort se court-circuitent à tout instant.
roman
5 mai 2012. Demain aura lieu le second tour de l'élection présidentielle mais ce soir, dans la fébrilité de cette attente, Jipé fête ses cinquante ans. Parmi ses invités, Pierre et Jeanne. Ils ne se sont pas vus depuis trente ans et pourtant n'ont rien oublié de l'amour qui les avait fait trembler alors. Cette nuit-là, le cours de l'histoire peut changer. Second tour ou les bons sentiments est un roman politique et un roman d'amour, à moins que ce ne soit l'inverse.
" " Un roman ?" demande-t-elle angoissée. J'incline la tête. " Tu m'as souvent dit vouloir écrire un jour un roman où aucun mot ne serait sérieux. Une Grande Bêtise Pour Ton Plaisir. J'ai peur que le moment ne soit venu. Je veux seulement te prévenir : fais attention. " J'incline la tête encore plus bas. " Te rappelles-tu ce que te disait ta maman ? J'entends sa voix comme si c'était hier : Milanku, cesse de faire des plaisanteries. Personne ne te comprendra. Tu offenseras tout le monde et tout le monde finira par te détester. Te rappelles-tu ? - Oui, dis-je. - Je te préviens. Le sérieux te protégeait. Le manque de sérieux te laissera nu devant les loups. Et tu sais qu'ils t'attendent, les loups. " Après cette terrible prophétie, elle s'est rendormie. "
roman
Prétextat Tach, quatre-vingt-trois ans, prix Nobel de littérature, n'a plus que deux mois à vivre. Monstre d'obésité et de misanthropie, il joue avec une cruauté cynique à éconduire les journalistes venus l'interviewer. Les quatre premiers fuient épouvantés. La cinquième, Nina, aura raison de lui et de son secret : sous les mots, se cachent le crime, et sous l'œuvre, l'imposture. La littérature, la vraie, est faite de larmes et de sang.
Du souffle, du suspense et une bonne dose de sur-naturel. Guillaume Musso est un peu le Spielberg de la littérature française contemporaine.Lorsque, par une froide soirée d'hiver, Juliette et Sam se croisent en plein coeur de Broadway, c'est le coup de foudre.
A l'aéroport de San Francisco, Elliot, 30 ans, médecin, aperçoit derrière une vitre un homme mûr vêtu d'un pyjama bleu ciel, qui lui rappelle son père, mort depuis des années. L'homme le fixe étrangement et l'appelle par son prénom. Elliot croit voir le fantôme de son père. Mais celui qui se présente à lui n'est pas son père. Il est Elliot dans 30 ans, tout simplement...
roman
"La personne qui aime est toujours la plus forte".
roman
Dans une charmante petite ville du Connecticut, trois familles très proches voient soudain la paisible harmonie de leur existence voler en éclats quand une de leurs voisines, une jeune femme seule, veuve depuis un an, tombe enceinte. Qui donc est le père ? Se pourrait-il qu'un des maris ait fauté ? Les trois couples se livrent alors à une véritable introspection, réévaluant leur mariage, et une loyauté entre époux qu'ils avaient peut-être trop vite considérée comme acquise. Une histoire captivante, au cœur des tourmentes conjugales, par la reine du roman psychologique américain.
roman
Après une Année en Provence, Peter Mayle poursuit ici l'évocation de la vie quotidienne à Ménerbes, petit village du Lubéron. Au Café du Progrès où se tiennent des débats sur les crapauds chanteurs et où l'on discute le prix des truffes, il rencontre des personnages à la verve authentique et fougueuse et nous entraîne, à l'ombre des oliviers, à la découverte des mystères et des petits secrets d'une Provence savoureuse.
roman
Nicholas Spencer, directeur d'un centre de recherche médicale, disparaît dans un mystérieux accident d'avion. Peu après, le vaccin anti-cancéreux sur lequel travaillaient ses laboratoires se voit refuser l'autorisation de mise sur le marché et Spencer est soupçonné d'avoir détourné des sommes considérables, ruinant les petits actionnaires de sa société. Carley, une jeune journaliste (et belle-sueur de Spencer) chargée de couvrir l'enquête, se trouve rapidement confrontée à des questions troublantes. Et si Spencer était la victime d'un coup monté ? Si son accident d'avion n'était qu'une mise en scène ? Pourquoi les autorités médicales, favorables à la sortie du vaccin, ont-elles brusquement changé d'avis ? Carley se rapproche alors de la vérité. Dangereusement... La grande Mary Higgins Clark n'a pas fini de nous étonner ! Dans ce suspense machiavélique, mêlant crime et affairisme, elle révèle une nouvelle facette de son talent.
"La vie de la narratrice se compose de deux époques : ""avant"" le mois de juin 1952 et ce dimanche maudit lorsque ""mon père voulut tuer ma mère"", et ""après"", avec cette vie bouleversée et ce temps passé dans langoisse de la prochaine dispute. ""Après, ce dimanche-là sest interposé entre moi et tout ce que je vivais comme un filtre."" Servie par une écriture imagée tissée dexpressions populaires, Annie Ernaux raconte le temps jadis avec son père et sa mère et leur bistrot-épicerie dans un petit village de Normandie : la messe, la robe du dimanche, sa grand-mère, loncle Joseph, la balançoire géante, ses cousins, les trains vers Le Havre... Au centre de ce court récit, les années 51-52, la faillite de ses parents, les difficultés dargent et ""la honte devenue un mode de vie."" Un texte tendre, extrêmement attachant. ""Jai toujours eu envie décrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard dautrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait mapporter lécriture dun livre qui soit à la hauteur de ce que jai éprouvé dans ma douzième année.""Annie Ernaux."
Deux personnages déambulent en philosophant. On ne sait qui ils sont. On ne sait d'où ils viennent. On ne sait où ils vont. Tout ce que l'on sait, c'est que l'un est le maître de l'autre. Bientôt on se demandera lequel.
Avec sa verve satirique, Emmanuel B. Dongala brosse ici un tableau tragiquement burlesque des nouveaux Etats africains en proie à l'indépendance. La nouvelle qui donne son titre au recueil, Jazz et vin de palme, nous fait pénétrer dans le royaume de la politique-fiction et prélude à l'évocation hallucinante de New York et à la rencontre du romancier avec le saxophoniste John Coltrane. Ce musicien, en quête désespérée d'absolu, offre l'occasion à E.B.Dongala d'écrire quelques-unes de ses plus belles pages.
Les créatures du nouveau roman de Philippe Claudel ne sont ni noires ni blanches. Ce sont des Âmes grises. Un roman beau et âpre aux goût d'embaumement collectif avancé lors de la Grande Guerre. Hiver 1917. Une bourgade près de la ville de V., à quelques encablures du front où les hommes tombent un par un au rythme des obus tirés sur la terre caillée, sans que l'on ne sache plus très bien pourquoi, sans que l'on ne sache plus très bien si la Grande Guerre parviendra un jour à désigner son "vainqueur". La boucherie aime l'indécision. La boucherie aime dévorer le temps. La boucherie aime durer. Elle aime aussi proliférer et contaminer le coeur des hommes. C'est ainsi que près d'un petit cours d'eau, on vient de retrouver le corps d'une fillette assassinée, une fillette de dix ans qui "ressemblait à une princesse de conte aux lèvres bleuies et aux paupières blanches". Une victime de plus sur l'autel du meurtre universel. Qui a fait le coup ? Le procureur, ce veuf infiniment triste muré dans la solitude de son château et beau comme un personnage d'Edgar Poe ? Ce porc de juge Mierck, qui commande des oeufs mollets pour se rassasier à deux pas de la dépouille ? Une brute abrutie par l'alcool - il y en a tellement dans ce village aux allures de zoo humain - en proie à quelque tourment sexuel ? À moins que ce ne soit un déserteur fuyant cette terre hostile, embaumée vivante par le froid et l'Histoire ? Fouillant sa mémoire blessée longtemps après les faits, un homme consigne dans de petits cahiers les souvenirs qui lui restent de cette affaire-là et de la vie au village à l'époque. Oh, ce n'est pas un grand écrivain. Non, c'est seulement un homme tout juste instruit qui nous livre ses souvenirs de la maison des morts à lui - c'est là son petit côté russe, dostoïevskien. "J'écris de mon vivant comme si désormais j'étais mort. Au fond, c'est vrai. C'est la vérité vraie. Depuis si longtemps je me sens mort. Je fais semblant de vivre encore un peu. J'ai le sursis, c'est tout." À la page 134 du récit que l'homme mène avec une précision confinant à l'hallucination, nous apprendrons sa profession : policier. Celui qui se souvient du meurtre de Belle de jour, puis du mystérieux suicide de Lysia, l'institutrice "belle à ne pas avoir de métier", puis de la mort de ce médecin si généreux de son vivant et qui crèvera de faim comme un chien tout seul chez lui, est un simple policier. Mais peu importe au fond qu'il soit policier. Car ce qui compte, c'est sa quête d'une vérité impossible à reconstituer, cette chimère qu'il poursuit obsessionnellement à coups de lignes écrites à tâtons dans le temps. Comme un aveugle. Comme un juste aussi, qui a pris acte du fait que ce que notre monde ne supporte pas, c'est l'irruption de la beauté dans l'enfer du Même et du trivial, dans un univers de bêtes dont Flaubert aurait fait son miel pour décrire les comices agricoles de "Madame Bovary", un "univers que les dieux et les princesses ignorent tout en le traversant parfois sur la pointe des lèvres et des pieds. L'univers des hommes" Et leur couleur, à ces hommes - à ces âmes aussi vivantes que mortes -, c'est le gris. La synthèse indécise du blanc et du noir. La couleur de l'absence de transcendance. Dans un roman somptueux dont l'enjeu ne craint pas la comparaison avec celui des classiques russe l'écrivain interroge le noir. ... Tout s'ouvre dans l'Est, sur les rives de la Guerlante, une rivière étroite et sinueuse "dont le nom rend bien compte de son cours ralenti tout en tourbillons et nénuphars". Ici, "l'eau imprègne tout", et le parc tout proche semble "un grand tissu trempé. Les herbes dégouttent sans cesse. Un endroit à attraper du mal". La mort sûrement, en ce début de décembre 1917. ... "Meuse l'oubli" (1999), "Quelques-uns des cent regrets" (2000), "J'abandonne" (2000), "Au revoir Monsieur Friant" (2001), "Les Ames grises" aujourd'hui : patiemment, sans plus de hâte que d'ostentation, Philippe Claudel romancier élabore une oeuvre. Personnelle, exigeante, mais si secrètement minutieuse qu'on en oublierait de la considérer comme telle. La connaissance des rouages humains, la science de l'agencement de nos "petites mécaniques", la crainte secrète que la signature de l'artisan ne conditionne le regard de l'esthète, font de cet horloger vétilleux un authentique artiste que la rumeur publique devrait enfin identifier avec ces magistrales "Ames grises". « Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s’étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu’ils soufflaient l’air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s’effilocher. On n’entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé. « C’est peut-être enfin la paix… hasarda Grosspeil. – La paix mon os !» lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette. »